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11 Juillet 2021•Mise à jour: 11 Juillet 2021
AA / Athènes / Magda Panoutsopoulou
Dans une interview accordée aux médias locaux, le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Dendias s'est dit favorable à des entretiens directs entre le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis et le président turc Recep Tayyip Erdogan, décrivant le dirigeant turc comme "une personne hospitalière et cordiale sur le plan personnel".
Dans le même temps, il a souligné que la Grèce avait de très importantes divergences avec les politiques régionales de la Turquie, ajoutant : "Il y a un long chemin à parcourir jusqu'à La Haye pour résoudre nos différends avec la Turquie."
"Il doit d'abord y avoir un accord entre les deux pays, sur les points exacts qui seront soumis à jugement avant d'arriver à La Haye", a souligné Dendias lors de son entretien avec le média Newsbomb, samedi.
"La position constante de la Grèce, indépendamment du gouvernement et des ministres, est que la question dont nous pouvons discuter est celle du plateau continental et de la zone économique exclusive", a-t-il précisé.
Il a en outre affirmé que lorsque la Grèce parle de frontières maritimes, elle se réfère à "l'étendue des frontières maritimes autorisées par le droit international et la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, qui est de 12 milles nautiques."
Dendias a souligné que la Grèce choisit quand et comment elle entend exercer son droit, et qu'il s'agit là de ses prérogatives exclusives.
- Erdogan : "un dirigeant important qui a beaucoup accompli"
"Le président Erdogan est un dirigeant important qui a beaucoup de réalisations à son actif", a également déclaré Dendias.
Et d'ajouter : "Que nous le voulions ou non, c'est un dirigeant qui a gouverné la Turquie pendant presque aussi longtemps que le fondateur de la Turquie, Mustafa Kemal Ataturk, et qui a contribué à façonner l'image de la Turquie".
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj