İsmail Çimen,Duygu Yener,Barış Gündoğan
28 Novembre 2015•Mise à jour: 29 Novembre 2015
AA - Ankara - Nur Gülsoy
L'attaque commise dans la province turque de Diyarbakir (Sud-est), dans laquelle le président du Barreau de la ville a été tué, a visé l'intégrité et l'unité du peuple, selon le ministre turc de l'Intérieur, Efkan Ala.
Ala et le ministre de la Justice, Bekir Bozdag ont donné un point de presse, samedi, après l'attaque perpétrée à 11h00 (heure locale) dans le district de Sur, lors d'une conférence de presse organisée par le Barreau, a fait savoir Efkan Ala.
Le ministre a ajouté qu'un poilcier est tombé en martyr dans l'attaque, et deux autres ont été blessés, dont un se trouvant dans un état critique. Un journaliste a également été blessé dans l'attaque.
"Quatre inspecteurs ont été chargés de l'enquête sur l'attaque terroriste de Diyarbakir qui a visé l'unité et l'intégrité de notre peuple", a déclaré Ala, affirmant que l'incident sera totalement élucidé "dans tous ses aspects" et que "toutes les mesures de sécurité ont été prises dans la région."
Le ministre de la justice Bekir Bozdag a présenté ses condoléances au peuple turc et aux familles des victimes, et mis en garde contre tout partage concernant l'incident sur les réseaux sociaux.
"Evaluer les choses sur la base d'informations incorrectes via les réseaux sociaux, nous poussera à un résultat erroné, a-t-il affirmé. Nous sommes tous attristés par l'événement, [...] car il a ciblé l'intégrité et l'unité de la Turquie."
Le Barreau de Diyarbakir donnait une conférence de presse devant le monument "Dort Ayakli Minare" (Minaret à quatre pieds), lorsque les terroristes ont attaqué la foule. Un échange de tirs a eu lieu avec les Forces de sécurité qui ont répliqué.
Le président du Barreau, Tahir Elci, a été tué dans l'échange de tirs.
Elci était poursuivi en justice pour "apologie du terrorisme", suite à ses déclarations lors d'une émission télévisée. Il avait alors déclaré que "le PKK n'est pas une organisation terroriste. Même si certaines de ses actions se rapprochent du terrorisme, le PKK est un mouvement politique armé. C’est un mouvement politique qui a de sérieuses revendications et qui bénéficie d'un grand soutien populaire".
L'acte d'accusation émis à son encontre a été accepté, fin octobre, par la 2ème Cour Pénale de Bakirkoy, avec une demande d'emprisonnement de sept ans et demi. Le procès était en cours.