AA - Ankara - Hamza Gedikoğlu
Le ministre turc de l'Education nationale a annoncé, vendredi, que l'Etat va recruter 40 000 enseignants.
S'exprimant à la table d'éditeur de l'Agence Anadolu à Ankara, Nabi Avci a déclaré :" À partir d'aujourd'hui, les candidats à l'enseignement ont jusqu'à jeudi pour choisir leur lieu d'affectation. Le ministère annoncera vendredi prochain les résultats des affectations."
Rappelant que le Président turc Recep Tayyip Erdogan a approuvé, jeudi, les projets de loi concernent l'amendement de la législation du travail, la réglementation de la Commission du service public et l'affectation de dizaines de milliers d'enseignants, Nabi Avci a affirmé qu'avec le recrutement de 40 000 enseignants, le déficit en matière d'enseignants baissera à 105 000.
Après avoir indiqué que seul le Conseil des ministres a l'autorité de choisir la langue, autre que le turc, d'enseignement dans les écoles, Avci a expliqué "des établissements privés peuvent être ouverts. Ils pourront enseigner certains cours en kurde, mais la langue officielle reste le turc."
Interrogé sur les demandes d'ouverture d'écoles privées enseignant en langue kurde à Diyarbakir (ville du sud-est de la Turquie), le ministre turc a souligné que le droit à l'éducation dans la langue maternelle est un droit naturel.
La législation permet l'ouverture des écoles privées. Mais il faut avoir obligatoirement l'autorisation du ministère de l'Education nationale et du préfet, sinon ne peut pas appeler cela une école, selon Avci.
Le ministre turc a rappelé que depuis deux ans, il y a des cours optionnels en Kirmanchi et en Zaza (dialecte kurde les plus utilisés) et a expliqué qu'un minimum de dix élèves est nécessaire pour ouverir une classe pour enseigner les cours optionnels.