Hatice Şenses Kurukız,Nur Asena GÜLSOY
21 Mai 2016•Mise à jour: 21 Mai 2016
AA – Istanbul – Nur Gülsoy
Les méthodes classiques d'aide humanitaire ont échoué dans leur mission, a indiqué, samedi, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu.
Le chef de la diplomatie turque et le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux Affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, Stephen O'Brien, ont hissé, samedi, le drapeau de l'ONU dans la zone où se déroulera le Sommet Humanitaire Mondial à Istanbul (23-24 mai), pour indiquer qu'il s'agit désormais d'une zone onusienne.
D'après Cavusoglu, de nombreuses personnes ont dû quitter leurs maisons et leurs pays et ont été contraintes à se déplacer à cause des conflits, des violences, du terrorisme, des catastrophes environnementales ou des crises économiques.
«Nous constatons que les organisations internationales, les pays et les méthodes classiques ont échoué dans la résolution de ces crises», a-t-il déclaré.
"Non seulement les pays les moins développés ou ceux en développement sont touchés par ces crises, mais aussi les pays les plus avancés font face à de grave défis", a-t-il poursuivi.
«Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et son adjoint Stephen O'Brien ont remarqué ce fait, ce qui explique la tenue des assises du Sommet», a ajouté Cavusoglu.
Mevlut Cavusoglu a, par ailleurs, donné des informations sur les performances de la Turquie en matière d'aide humanitaire.
Selon Cavusoglu, l'État turc est "le premier pays classé au plan mondial dans le domaine des dépenses d'aide humanitaire, en termes de revenu par habitant".
"Lundi 23 mai, des dirigeants et représentants en provenance d'environ 180 pays, ainsi que des représentants de la société civile, des académiciens, des représentants religieux et des organisations internationales participeront au Sommet", a-t-il fait savoir.
Cavusoglu a ajouté que la Turquie accueillera, après ce Sommet, celui des Pays les moins développés, dans la province d'Antalya (Sud).