Ekip
04 Octobre 2015•Mise à jour: 05 Octobre 2015
AA / Istanbul
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a souligné que «Les mesures prises actuellement par la Russie, et ses frappes en Syrie, ne peuvent, en aucun cas, être acceptées, particulièrement pour nous en Turquie".
Erodgan animait une conférence de presse, dimanche, à l’aéroport d’Atatürk dans la ville d’Istanbul, peu avant son départ vers la France.
Le président turc a dit avoir exprimé son point de vue à son homologue russe, le président Vladimir Poutine, au cours de sa récente visite à Moscou et avant la visite lors d’un entretien téléphonique, précisant que la Russie commet est en train de commettre «une erreur majeure».
En réponse à une question sur l’appui apporté par la Russie à des groupes kurdes en Syrie et les armes qu’elle leur fournit, Erdogan a tenu à indiquer que «parler d’armement de groupes kurdes est faux ». «Il convient, plutôt, de traiter la question sur la base d’armement d’organisations terroristes», a-t-il lancé.
Le président turc a relevé que le Parti de l’Union Démocratique (PYD En Syrie) et l’organisation terroriste du PKK sont similaires.
«Vous trouverez aujourd’hui les portraits de cette organisation séparatiste (PKK) partout à Kobané (Ayn el-Arab). Par la, nous pouvons connaître qui collabore avec le PYD et avec qui il travaille là-bas », a-t-il expliqué.
Erdogan a fait observer, dans ce cadre, qu’«Al-Assad pratique le terrorisme d’Etat, et malheureusement, la Russie et l’Iran le défendent, et certains sont dérangés par nos propos. Les pays qui collaborent avec le Régime (syrien), l’Histoire les jugera»
A une question sur la déclaration faite par le président américain, Barack Obama, quant à l’échec du programme de formation et d’équipement de l’opposition syrienne, Erdogan a répondu : « Nous avons réussi dès lors que nous accomplissons tout ce qui est en notre possible».
«Si les Etats Unis d’Amérique estiment qu’ils n’ont pas réussi dans cette question, il doivent faire ce qu’il convient de faire pour qu’ils réussissent», a-t-il assuré.
«Nous organisons des sessions de formation et d’équipement (de l’opposition syrienne) et d’autres aussi le font. Mais laisser la Turquie seule dans ce domaine n’est point une attitude équitable. Nous tenons ces sessions et nous continuerons à le faire», a-t-il conclu.
L’accord sur la «formation et l’équipement» d’éléments de l’opposition syrienne a été conclu entre la Turquie et les Etats Unis d’Amérique, en date du 19 février 2015, au siège du ministère turc des Affaires étrangères à Ankara.