AA - Ankara - Nur Gülsoy
Les Etats-Unis nourrissent l'organisation parallèle via les écoles, selon le président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui a accordé une interview aux chaînes ATV et A Haber, jeudi.
Erdogan a fait remarquer que l'organisation parallèle possède environ 160-170 écoles dans différentes régions des Etats-Unis: "ces écoles sont soutenues par les Etats-Unis qui les paient également. Les Etats-Unis nourrissent l'organisation parallèle via ces écoles et la renforce ainsi. Nous avons évidemment fait les avancées nécessaires mais alors que nous les faisions dans un esprit de liberté, ils l'ont abusé. Car nous avions demeuré à égale distance à chacun."
- Les élections législatives du 7 juin prochain
"J'avais déjà évoqué la présidence partisane, a déclaré Erdogan. L'opposition n'a pas été en faveur de l'idée. 'Venez, établissons rapidement le régime présidentiel partisan avec un amendement constitutionnel'. Cela changera beaucoup la Turquie et contribuera beaucoup à son développement. Le problème en Turquie découle du débât partisan-impartial."
Selon Erdogan, la présidence impartiale engendre une perte de pouvoir.
"Aux Etats-Unis, le président est partisan, a-t-il expliqué. De ce fait, il a un pouvoir. L'inconvénient en est, cependant, selon moi, l'alternance chaque deux ans, dès qu'une chose survient, il change la structure du Congrès. Et vous perdez la perte dont vous disposiez."
Erdogan avait déjà évoqué à plusieurs reprises, le passage du régime parlementaire au régime présidentiel.
- La situation en Irak
Le président a été interrogé sur les affirmations de Massoud Barzani, président de la région autonome kurde d'Irak du Nord, comme quoi "il faut accorder au peuple kurde en Irak l'opportunité de déterminer son sort via un référendum".
"Il faut aborder cette affaire délicatement, a dit Erdogan. Il faut considérer le sujet comme une question interne de l'Irak au premier degré. Si l'Irak décide d'une division, c'est son problème domestique. S'il faut discuter de nos frontières, rappelons notre structure unitaire, que nous ne compromettrons aucunement."