AA - Ankara - Hamza Gedikoğlu
La Turquie, de plus en plus présente, ses dix dernières années sur le continent africain avec sa "politique d'ouverture en Afrique", se prépare au deuxième Sommet du Partenariat turco-africaine qui se tiendra en novembre en Guinée équatoriale.
Le processus de "politique d'ouverture en Afrique" qui a débuté en 1998, la déclaration de la Turquie de partenaire stratégique par l'Union Africaine en 2008, la tenue de Sommet du Partenariat turco-africaine la même année qui a établi un mécanisme de suivi et l'évolution des relations politiques, commerciales et culturelles, ont permis à la Turquie d'être un acteur important sur le continent.
Selon le mécanisme de suivi établi au Sommet à Istanbul, le deuxième Sommet devait avoir lieu dans un pays africain en 2013, cependant un différend entre la Guinée équatoriale et l'Ethiopie souhaitant être pays hôte, na pas eu lieu.
Le deuxième Sommet du Partenariat turco-africaine aura lieu dans la capitale de la Guinée équatoriale, à Malabo entre le 19 et 21 novembre.
Lors du Sommet qui aura pour thème "Un nouveau modèle de partenariat pour le développement durable et le renforcement de l'intégration de l'Afrique", de nombreux chefs d'Etats africains participeront à l’événement.
Par ailleurs, il est prévu que le Président de la République de Turquie Recep Tayyip Erdogan et une délégation composée de 200 hommes d'affaires participeront au Sommet.
Le Sommet aura pour objectif de renforcer le partenariat stratégique entre la Turquie et les pays africains et à l'issu du Sommet une déclaration finale sera publiée.
Suite aux développements des relations turco-africaines, la "politique d'ouverture en Afrique" a laissé la place, en 2013, à la "politique de partenariat en Afrique".
La "politique de partenariat en Afrique" ne repose pas seulement sur les objectifs économiques et commerciaux d'intérêt commun, mais intègre également une approche globale qui inclut le développement de l'Afrique par une assistance technique sur la base de projets dans les domaines comme la lutte contre les maladies, le développement agricole, l'irrigation, l'énergie et l'éducation et l'aide humanitaire."
La Turquie qui avait seulement sept ambassades sur le continent en 2013, en compte désormais 35 en Afrique dont 30 en Afrique sub-saharienne. Il est prévu d'ouvrir de nouvelles ambassades dans les prochaines années, selon le ministère turc des Affaires étrangère. Le nombre de touristes et le volume des échanges commerciaux, ont augmenté, ses 10 dernières années, entra la Turquie et les pays africains.