AA - Antalya
Lors d'une interview accordée à Anadolu, le ministre turc de l’Economie, Nihat Zeybekci, a estimé, mardi, que le plus gros obstacle aux investissements dans l’Est et le Sud-est de la Turquie est le terrorisme.
«Les investisseurs et entrepreneurs qui veulent développer leurs activités dans la région sont freinés par les actes terroristes, a-t-il dit. Les investissements publics rencontrent le même obstacle. Le PKK ne veut pas que la région s’enrichisse, que le marché du travail se développe et que les habitants vivent dans la prospérité. Ils ne veulent pas que des hôpitaux, des routes, des ponts ou des barrages soient construits.»
Le ministre Zeybekci a sévèrement critiqué, sans le nommer, le co-Président du Parti Démocratique des Peuples (HDP), Selahattin Demirtas, qu’il accuse de soutenir le PKK.
«Ce monsieur, soit disant président d’un parti, a déclaré hier que ‘l’armée et la police vont être vaincues», a-t-il rappelé tout en affirmant. Les soldats et les policiers de ce peuple existent depuis des milliers d’années, et ils vont exister encore des milliers d’années. Ils vont faire payer aux terroristes leurs crimes.»
Par ailleurs Zeybekci considère que la tenue de nouvelles élections le 1er novembre n’aura pas de retombées négatives sur l’économie du pays.
Selon le ministre, le fait de s'en remettre à nouveau au choix du peuple rassure les marchés.
«D’après nos prévisions, les élections n’ont aucune incidences négatives sur notre économie du point de vue structurel», a-t-il expliqué. Mais il est certain que la multiplication des actes terroristes, ouvre aux spéculateurs des opportunités pour jouer avec le marché et profiter de la situation. Le ministre a insisté encore: «Mais en aucun cas, les élections en elles-mêmes ne seront un poids supplémentaire pour notre pays. Je pense que le retour de la stabilité politique favorisera au contraire notre développement économique.»