AA - Ankara - Bilal Muftuoglu
Le Pape François a exprimé son souhait dimanche soir de voir l'ouverture de la frontière turco-arménienne se réaliser comme signe de réconciliation, lors de son vol de retour vers Rome au terme de sa visite en Turquie.
Selon le reportage du Catholic News Service (l'agence d'information rattachée à l'Eglise épiscopale américaine), lors de son voyage de retour, le Pape a rappelé l'expression de ''la main tendue'' du Président turc Recep Tayyip Erdogan en 2013 qui parlait des évènements de 1915. Le souverain pontife a souhaité que la frontière, fermée depuis plus de deux décennies, soit de nouveau ouverte.
La Turquie avait fermé sa frontière avec l'Arménie en 1993 après l'escalade du conflit de l'Arménie avec l'Azerbaïdjan sur la région de Haut-Karabakh.
Le souverain pontife a également invité les dirigeants musulmans à condamner les actes extrémistes perpétrés au nom de l'islam.
''Ce serait bien si tous les dirigeants musulmans, qu'ils soient des dirigeants politiques, religieux ou académiques, indiquent clairement qu'ils condamnent (le terrorisme), car cela aiderait la majorité des musulmans à dire, 'c'est vrai','' a souligné le Pape lors de sa rencontre avec Erdogan, toujours selon le Catholic News Service.
''Je crois sincèrement que vous ne pouvez pas dire que tous les musulmans sont des terroristes comme vous ne pouvez pas dire que tous les chrétiens sont des fondamentalistes; chaque religion a ses petites fractions'', a-t-il déclaré.
Le Pape François avait entamé sa visite officielle en Turquie vendredi dernier. Il avait rencontré de hauts responsables turcs, dont le Président Erdogan, le Premier ministre Davutoglu et le président de la Direction des affaires religieuses Mehmet Gormez, ainsi que le patriarche orthodoxe Bartholomée Ier.
Les deux figures religieuses ont signé une déclaration en vue de surmonter les obstacles qui divisent les églises catholique et orthodoxe.