Muhammed Nehar
26 Avril 2016•Mise à jour: 27 Avril 2016
AA / Bakou / Ilkay Godr
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a réagi mardi aux propos du Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, qui accusait la Turquie d'attiser la tension et d’être derrière les récents accrochages entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. «Ces allégations sont dénuées de toute vérité», a-t-il déclaré.
«C’est l’Arménie qui a violé le cessez-le-feu. Si on se fiait à la version russe, on comprendrait que la Turquie avait dit aux Arméniens : Attaquez nos frères Azerbaïdjanais! Nous pouvons déterminer qui est derrière cette violation à partir de l’identité de l’agresseur», a répondu Cavusoglu, avec dérision, lors du 7e forum mondial sur l'Alliance des civilisations, tenu à Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan.
Répondant à une question sur la nouvelle violation du cessez-le-feu par Erevan, Cavusoglu a affirmé que la Turquie est, dans tous les cas, aux côtés de l’Azerbaïdjan et soutient l’intégrité de son territoire et de sa frontière.
Le chef de la diplomatie turque a ajouté que Bakou avait fait preuve de bonne foi, en annonçant le cessez-le-feu de manière unilatérale, indiquant que le conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie pourrait être résolu en peu de temps, si les Etats-Unis et la Russie le voulaient.
L’Arménie occupe le district du Haut-Karabagh (Ouest de l’Azerbaïdjan) depuis 1992. Une crise perdure entre les deux pays depuis la fin de l’époque soviétique lorsque des séparatistes se sont emparés du district en question au terme d’une guerre sanglante qui avait fait 30 mille victimes.
En dépit de la poursuite de négociations entre les deux pays depuis la proclamation d’un cessez-le-feu en 1994, des accrochages armés se produisent de temps à autre aux frontières des deux pays laissant planer les menaces d’une nouvelle guerre, dès lors que les deux pays n’ont pas signé de traité de paix.
EZ