Uğur Çil,Ayvaz Çolakoğlu
19 Avril 2017•Mise à jour: 19 Avril 2017
AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu
"Voici ce que nous disons à l'Union européenne. Nous devons construire un partenariat d'égal à égal si vous voulez poursuivre nos relations dans de bonnes conditions", déclare, mardi, le ministre turc des Affaires Etrangères Mevlut Cavusoglu, lors de son passage télé sur la chaîne "TRT haber".
Mevlut Cavusoglu a été l'invité, mardi, d'une émission retransmise en direct par la chaîne turque d'information "TRT haber" où il est revenu sur le pré-rapport publié par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), deux organismes européens venus observer le déroulement du référendum du 16 avril en Turquie.
Cavusoglu a indiqué que certains membres de la délégation d'observateurs avaient participé à des manifestations, en faveur du "non", organisées par des éléments de l'organisation terroriste PKK en Europe et que cela met en doute l'impartialité du rapport.
"Cette fois-ci, la délégation n'est pas venue avec de bonnes intentions, nous constatons qu'elle est venue avec des a priori et qu'en plus des sujets techniques, elle s'immisce dans des sujets politiques", a-t-il fait remarquer.
Et de poursuivre : "Par ailleurs, ils ont participé à une rencontre organisée par le camp du "non" à Ankara, ce qui est strictement interdit".
Le ministre turc a indiqué, concernant le contenu du rapport, qu'il n'est pas impartial.
"Lorsque vous analysez le pré-rapport, il y a tellement d'erreurs techniques, qu'on se rend immédiatement compte qu'ils ont des a priori".
Le chef de la diplomatie turque a précisé avoir, lui même, participé à des missions en tant qu'observateurs et qu'il connait très bien les limites imposées aux observateurs.
"Ils ne peuvent pas venir ici et montrer des signes de soutien aux terroristes et faire des analyses à connotation politique. Ils peuvent juste faire des observations techniques en lien avec l'élection", a-t-il relevé.
A une question posée sur les futures relations de la Turquie avec l'Union Européenne, Cavusoglu a répondu : "Voici ce que nous disons à l'Union Européenne. Nous devons construire un partenariat d'égal à égal si vous voulez poursuivre nos relations dans de bonnes conditions."
Concernant l'exemption de visas, il a dit : "Qu'une décision soit prise. Oui ou non. S'ils disent non, alors l'accord sur les migrants ainsi que les autres accords seront annulés" a-t-il fait savoir.