Ayşe Yıldız,Ayvaz Çolakoğlu
27 Janvier 2017•Mise à jour: 28 Janvier 2017
AA - ANTALYA - Ayvaz Colakoglu
"Nous avons un accord avec l’UE qui prévoit notamment le renvoi des migrants irréguliers entre notre pays et la Grèce. Nous allons prendre des mesures, parmi lesquelles figure l'annulation de cet accord. Nous ne pouvons avoir une position positive à l'égard d'un pays qui protège les terroristes, les traîtres et les putschistes. La Grèce doit savoir cela" c'est en ces termes qu'a réagi le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, face au refus d'Athènes d'extrader les huit militaires impliqués dans la tentatives de coup d'Etat du 15 juillet en Turquie.
Le ministre a déclaré qu'une telle décision est inacceptable, soulignant qu'il ne s'agit nullement d'une décision relative au droit, mais d'une décision politique.
"Il s'agit de huit traîtres putschistes, qui ont attenté à la vie du Président de la République, il n'est pas question là d'un acte de droit commun. La Grèce a beaucoup souffert des coups d'état. Nous pensons qu'il ne s'agit pas d'une décision liée au droit. Vous pouvez regarder n'importe quelle constitution ou loi, il n'est stipulé nulle part qu'il faut protéger les terroristes et les putschistes" a martelé le chef de la diplomatie turque.
İl a également précisé que les putschistes devaient bénéficier d'un procès équitable, mais que pour cela ils devaient être extradés là où ils ont commis leur crime. Rappelant qu'il existe plusieurs accords entre les deux pays, Cavusoglu a fait remarquer : " Nous avons fourni à la Grèce tous les documents et preuves nécessaires. C'est pour cela qu'il ne s'agit pas d'une décision de justice, relative au droit, mais d'une décision politique. Actuellement, la Grèce donne l'image d'un pays qui protège les terroristes et les putschistes (...), cette décision est vraiment inacceptable, nous allons montrer notre réaction. Nos relations en seront affectées".
Mevlut Cavuşoglu a ajouté, "Nous avons un accord avec l’UE qui prévoit notamment le renvoi des migrants irréguliers entre notre pays et la Grèce. Nous allons prendre des mesures, parmi lesquelles figure l'annulation de cet accord. Nous ne pouvons avoir une position positive à l'égard d'un pays qui protège les terroristes, les traîtres et les putschistes. La Grèce doit savoir cela".
İnterrogé sur la décision du parlement danois de ne pas mettre à l'ordre du jour de l'assemblée les événements de 1915, Cavusoglu a insisté sur l'importance de cette décision.
" Les événements historiques ne sont pas du ressort des politiciens ou des Assemblées, mais des historiens, voilà ce que dit cette décision, et c'est la meilleure réponse à fournir à ceux qui veulent instrumentaliser l'histoire".
Le ministre des Affaires Etrangères a rappelé que la Cour Constitutionnelle française avait annulé l'article de loi pénalisant la négation des allégations arméniennes, précisant qu'elle était contraire à la liberté d'expression.
Cavuşoglu a relevé que les politiciens européens se cachent de plus en plus derrière le populisme car ils ne sont plus en mesure de produire des programmes qui répondent aux besoins de leurs administrés.
Le ministre turc a conclu en renouvelant son appel aux autorités arméniennes de constituer une commission commune composée d'historiens pour faire la lumière sur les événements de 1915.