AA - Berlin - Nur Gülsoy
Le vice-président du Comité de contrôle parlementaire allemand (PKGr), Andre Hahn, a estimé que le Service fédéral de renseignement allemand (BND) n'ait pas mis sur écoute la Turquie entière.
Interrogé par le correspondant de l'Agence Anadolu (AA), Andre Hahn a déclaré ne pas avoir les détails techniques nécessaires concernant la mise sur écoute des personnes en Turquie.
"D'après les renseignements que j'ai obtenus, je ne pense pas que le BND ait mis sur écoute la Turquie entière, a déclaré Hahn. Le gouvernement a sans doute constaté certains points auxquels il accorde plus d'importance. Le BND les suivra également. Mais il m'est impossible que je vous donne des informations sur les documents."
Suite à la question si des dirigeants politiques seraient mis sur écoute, Hahn a affirmé: "je ne pense pas mais seul le gouvernement pourrait répondre à cette question. Je ne suis pas informé sur ces sujets."
Un député des Verts, aussi membre du PKGr, Hans-Christian Ströbele a expliqué pour sa part: "je doute qu'un tel ou tel qui aurait mis sur écoute le gouvernement ou les dirigeants, aille le dire à un journal turc."
Rappelant que le gouvernement allemand avait avoué que la Turquie a été visée par le BND, Ströbele a dit: "même le gouvernement allemand n'est pas au courant des activités concrètes du BND. Nous essaierons d'éclaircir ce sujet au PKGr."
Seule l'agence nationale américaine de sécurité (NSA) a la capacité d'enregistrer et d'examiner des centaines de millions de bandes d'écoute, d'après Ströbele.
"La Turquie est aussi peuplée que l'Allemagne, a-t-il conclu. La capacité d'écoute du BND ne suffit pas. Je ne sais pas s'il l'a tenté, ce qu'avait fait la NSA. Cette situation m'incite à poser des questions."