M. Baraa Mohammad
21 Mars 2017•Mise à jour: 21 Mars 2017
AA/ New York
La Turquie a adressé un message au Conseil de sécurité de l'ONU, affirmant que la Cour pénale internationale a outrepassé ses prérogatives en demandant la libération d'un juge turc accusé d'appartenir à l’organisation terroriste "Fethullah Gulen", et incarcéré dans l’attente de son procès.
Le Représentant permanent de la Turquie auprès des Nations Unies, Feridun Hadi Sinirlioǧlu, a répondu à la demande du Tribunal international par une lettre adressée au Conseil de sécurité, au sujet des «falsification des faits», concernant la détention du juge Sefa Akay.
Le magistrat a été emprisonné sur des accusations d’appartenance à l'organisation Gulen, auteur de la tentative de putsch échouée du 15 juillet dernier, a noté Sinirlioǧlu.
Le Représentant permanent de la Turquie a indiqué que les charges retenues contre Akay n’ont aucune relation avec son travail à la Cour pénale internationale. Par conséquent, les activités hors du cadre de la Cour, ne relèvent pas de l'immunité, et peuvent être sanctionnées conformément à la loi turque, a souligné Sinirlioǧlu.
La Cour internationale a outrepassé ses prérogatives en interférant dans le travail de la justice indépendante turque, a-t-il souligné.
Des éléments de l'organisation terroriste Fethullah Gulen ont noyauté depuis des années les organes de l’Etat turc, en particulier dans la police, la justice, les établissements d'éducation, dans l’objectif de prendre le contrôle des leviers du gouvernement. Des agissements qui ont abouti à la tentative de coup d’Etat avortée.
Gulen réside aux États-Unis depuis 1999, la Turquie exige son extradition, afin de le déférer devant la justice.