AA - Mardin - Hamza Gedikoğlu
"La Turquie est le seul pays qui peut être pris comme modèle dans la région en matière de résolution des conflits internes, des guerres sectaires, des conflits ethniques et idéologiques, des divisions entre les groupes sociaux et des traumatismes sociaux dans la région", a déclaré, samedi, le vice-Premier ministre turc Yalcin Akdogan, à Mardin, ville du Sud-est de la Turquie.
"La Turquie propose à la région une solution avec son processus de résolution", a-t-il ajouté.
S'exprimant lors d'une conférence sur le thème : "Contribution à la dimension économique du processus de résolution: le tourisme alternatif", organisée à l'initiative de l’Association des industriels et des hommes d’affaires turcs (TUSIAD), Akdogan s'est félicité de la contribution du TUSİAD en déclarant : "J'estime comme étant très importante la contribution des administrateurs du TUSİAD qui organise une conférence sur l'une des questions la plus chroniques du pays."
"Le processus de résolution est l'un des projets les plus importants dans l'édification de la nouvelle Turquie", a t-il dit.
Après avoir expliqué qu'il peut y avoir certaines entraves au déroulement du processus, Akdogan a lancé qu'il faut résoudre "ces problèmes par la voie du dialogue".
"Les grandes puissances résolvent leurs problèmes au sein d'elles-mêmes. Le dialogue est l'esprit même du processus de résolution", a-t-il dit.
Akdogan a souligné que "Dans la région, devenu instable, la Turquie s'élève comme étant le seul pays stable et devient le refuge des opprimés tout en lançant un message politique fort par son processus de résolution."
Indiquant qu'il y a plus 6 millions de déplacés en raison des massacres en Syrie et que 1,5 millions se sont réfugiés en Turquie, Akdogan a affirmé que "La Turquie est devenu le refuge des opprimés."
Le vice-Premier ministre a, par ailleurs, critiqué l'indifférence des grandes puissances face à ce drame, ajoutant que la Turquie a accueilli "150 000 réfugiés en seulement deux jours", ce qu'il a qualifié de "grande réussite."
D'autre part, Akdogan a indiqué que la Turquie se place au troisième rang à l'échelle mondiale en matière d'aides humanitaires.
"Le processus de résolution" en Turquie a commencé au début de l'année dernière avec un cessez-le feu entre le gouvernement turc et le PKK, inscrit au registre des organisations terroristes.
Le gouvernement s'est engagé à effectuer des réformes démocratiques pour l'intégration des minorités, en particulier la population kurde - la plus importante minorité de Turquie-, qui représente 18 % de la population.