Tuğrul Çam,Tuncay Çakmak
10 Juillet 2019•Mise à jour: 10 Juillet 2019
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Ankara a une nouvelle fois rappelé son engagement et sa détermination à défendre ses propres intérêts et ceux des chypriotes-turcs en Méditerranée Orientale, tant que la partie grecque poursuivra ses initiatives unilatérales dans la région.
Le ministère turc des Affaires étrangères a publié, mercredi, un communiqué relatif aux recherches d’hydrocarbures en Méditerranée et aux tensions avec la partie grecque de Chypre.
Il a d’abord été rappelé que des travaux de recherches d’hydrocarbures et de forages en mer à l’ouest de Chypre ont débuté en mai 2019 (navire Fatih) après l’octroi par la Turquie, en 2009 et 2012, de licences d’exploitations à la société turque « Türkiye Petrolleri » (TP) englobant les eaux territoriales de la Turquie, déclarées par Ankara aux Nations Unies (ONU).
Le ministère turc a ajouté qu’un second navire de forage (Yavuz) est en cours de déploiement à l’Est de l’île.
En référence à une déclaration du nouveau ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Dendias, concernant les forages turcs dans la région, le ministère a exprimé son désappointement.
"En réalité, le terme d’enfant gâté de l’Europe revient à la Grèce. Depuis des années, la partie grecque de Chypre, l’enfant terrible qui a rejoint l’Union Européenne de manière contraire au droit international, et la Grèce, sont ceux qui déstabilisent la Méditerranée Orientale. Le fait que la partie grecque de Chypre ait adhéré à l’UE comme si elle représentait l’ensemble de l’île ne lui donne pas le droit de spolier les droits et intérêts des chypriotes-turcs", a encore déclaré Ankara, rejetant ainsi les déclarations des autorités grecques et européennes qui critiquent les forages turcs.
"L’UE, en prenant part au jeu de la Grèce et de la partie grecque de l’île contre les droits des chypriotes-turcs, devient un acteur de cette injustice. Il est clair que l’UE ne pourra être un médiateur impartial dans les négociations sur Chypre", a poursuivi le ministère.
Avant de conclure : "La Turquie, en même temps qu'elle défend ses droits dans ses propres eaux territoriales en Méditerranée, continuera également à défendre les droits et intérêts des Turcs de Chypre, tant que la partie grecque de l'île continuera à ne pas les intégrer dans les processus de décision concernant les ressources en hydrocarbures et le partage des revenus en découlant."