AA - Ankara - Nur Gülsoy
Partant des expériences précédentes et si un cessez-le-feu permanent n'est pas instauré et que le blocus de Gaza n'est pas levé, le cessez-le-feu actuel sera à nouveau violé, a affirmé jeudi le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, au cours d'une émission de télévision diffusée sur la chaine turque NTV.
Le problème en Palestine peut avoir des impacts sur toute la région et une éventuelle rupture pourrait créer un effet domino, selon le chef de la diplomatie turc qui ajoute qu': "Israël essaie d'écoeurer les habitants de Gaza en détruisant l'infrastructure de la ville une année sur deux, sous tel ou tel prétexte."
Après avoir affirmé que le cessez-le-feu provisoire est inutile, Davutoglu qui a fait part de l'émergence de l'idée que "personne ne soutient la Palestine", à part le Qatar et la Turquie", précisant que "les portes de l'Egypte étaient ouvertes pour Gaza pendant la présidence de Morsi mais ce n'est plus le cas maintenant et Israël en profite pour faire une pression plus forte."
Ahmet Davutoglu a aussi commenté la situation en Syrie et en Ukraine, faisant assumer la responsabilité de la situation à l'ONU qui ne réagit pas. "Peut être que l'ONU n'avait jamais touché le fond comme aujourd'hui, a-t-il dit. L'ONU n'arrive plus à résoudre les problèmes. Ce n'était pas pourtant difficile d'aboutir à un consensus sur la Syrie ou d'anticiper des crimes contre l'humanité en Ukraine", a-t-il estimé.