Mohamed Safwene Grira
31 Janvier 2017•Mise à jour: 01 Février 2017
AA/ Conakry/ Boussouriou Bah
La Turquie a remis 50 bus de transport urbain à la Guinée, peu après que la compagnie aérienne Turkish Airlines (THY) a annoncé Conakry comme nouvelle destination en Afrique subsaharienne.
Une cérémonie officielle s’est déroulée lundi soir à Conakry, à laquelle ont pris part des responsables guinéens et turcs.
"La mairie d’Istanbul a préparé les bus et l'organisation TIKA les a acheminés jusqu'ici, en Guinée", a indiqué à Anadolu Ismael Hakki Turunc, conseiller du maire d’Istanbul.
Le président de l'Agence turque de coopération et de développement (TIKA), Serdar Çam, a rappelé, pour sa part, que son institution a ouvert un bureau à Conakry après la visite du président turc Recep Tayyip Erdogan dans ce pays en mars dernier.
Annoncé par le président turc lors de cette visite, le don a été livré sur deux tranches, la première datant de l'été dernier.
Serdar Çam a exprimé sa satisfaction de "la coopération entre les gouvernements turc et guinéen", puisqu'en plus de ces bus, "Turkish Airlines a commencé à servir Conakry et la fondation turque Maarif a ouvert un bureau ici", a-t-il déclaré dans une allocution.
Du côté guinéen, on salue "la remise de ces précieux moyens de transport à notre ville, puisqu'ils viennent combler un déficit énorme", a indiqué à Anadolu Maturin Bangoura, gouverneur de Conakry.
Pour le gouverneur de la ville de Conakry, en effet, "le transport urbain est devenu un véritable casse-tête pour les citoyens de Conakry".
Le ministre guinéen de Transports, Oyé Guilavogui, a souhaité pour sa part la mise en place d'un mécanisme d'assistance technique turque "pour assurer une meilleure gestion de cette flotte que nous venons de recevoir", a-t-il espéré, dans une allocution.
Oyé Guilavogui a également salué la relation "amicale entre les peuples turc et guinéen", renforcée après la visite du président turc dans ce pays, au printemps dernier.
Le président turc était alors revenu sur le taux d’échanges commerciaux entre les deux pays, estimé à 69 millions de dollars, un montant qu’il avait jugé "insuffisant". "Je veux que ce montant soit revu à la hausse, à savoir 500 millions de dollars. Nous serons très actifs en Guinée aux côtés des entreprises de construction turques.", avait promis Erdogan.