AA - Istanbul
L'essentiel dans la fluctuation des taux de change, est de ne pas stimuler les demandes spéculatives concernant les monnaies étrangères, a affirmé le président de la banque turque Is Bankasi, Adnan Bali.
Le chef de Is Bankasi a accordé une interview à l'Agence Anadolu (AA) dans à l'occasion du 91ème anniversaire de la banque.
"Je considère que dès qu'on réveille cette demande spéculative, les taux de change ne connaîtront aucune limite", a déclaré Bali, expliquant que "C'est très mauvais, car les politiques de réserve ne suffiront pas à la demande spéculative. Il faut gérer correctement les attentes, établir la confiance et la stabilité, c'est ainsi qu'on doit empêcher l'émergence de la demande spéculative."
- Croissance économique dans le monde et en Turquie
Adnan Bali a rappelé que la croissance économique connaît un ralentissement, depuis 2012, à cause de plusieurs facteurs négatifs.
Bali a par ailleurs évoqué les risques d'une éventuelle hausse des taux d'intérêt de la Banque centrale américaine (Fed), sur les flux de capitaux vers les pays en développement, ou encore, le ralentissement de la croissance de la Chine.
Le président de Is Bankasi a mis l'accent sur les problèmes géopolitiques dans la région.
"Tenant compte du problème de terrorisme, par exemple, nous avançons vers le dernier trimestre [de 2015] que nous n'aurions jamais conçu si rigide comme il s'annonce, a-t-il estimé. Nous prévoyions un taux de croissance de 3% en Turquie. Selon certaines données concernant la production industrielle par exemple, nous estimons que cet objectif demeure réaliste."
- Activités de Is Bankasi à l'étranger
Adnan Bali a souligné que la banque mène une stratégie offensive dans les pays avec lesquels la Turquie a d'intenses relations économiques, commerciales et politiques.
Rappelant que la banque opère actuellement dans quatorze pays, Bali a poursuivi: "Nous avons dans notre radar des pays prometteurs. Nous souhaitons suivre et guider nos clients dans les marchés des pays où les hommes d'affaires turcs ont des relations profondes. L'Azerbaïdjan par exemple, nos préparatifs se poursuivent. Ce ne sont pas des travaux à court terme. Mais je dois avouer que le contexte actuel que nous traversons, a rendu irrationnelle de mener la politique offensive que nous souhaitions."