AA - Ankara - Bilal Muftuoglu
''Il faudra respecter la décision de la commission [parlementaire] car elle s'est acquittée d'une tâche juridique en fonctionnant comme une Cour constitutionnelle'', a déclaré le vice-Premier ministre et porte-parole du gouvernement turc, Bulent Arinc, en allusion à la décision de ladite commission de ne pas transférer les quatre anciens ministres devant la Cour suprême.
Arinc s'est exprimé lundi soir à l'issue d'une réunion du Conseil des ministres après la décision de la commission d'enquête parlementaire lundi, de ne pas transférer les quatre anciens ministres, Zafer Caglayan, Muammer Guler, Erdogan Bayraktar et Egemen Bagis devant la Cour suprême dans le cadre de l'affaire de corruption.
Rappelant que neuf membres de la commission se sont prononcés contre le transfert des ministres devant la Cour suprême et que cinq autres y étaient favorables, Arinc a tenu à souligner que la décision n'est qu' ''une ordonnance interlocutoire''.
Arinc a insisté en outre sur le fait que les membres de la commission n'ont pas encore justifié leur décision et qu'ils révèleront leurs arguments plus tard. Il a ainsi appelé à ne pas ''tirer des conclusions hâtives''.
Le ministre de l'Economie, Zafer Caglayan, le ministre de l'Intérieur Muammer Guler et le ministre de l'Environnement et du Développement urbain, Erdogan Bayraktar, avaient démissionné de leurs postes après une affaire de corruption révélée le 17 décembre 2013. Le ministre des Affaires de l'Union Européenne Egemen Bagis a, lui, perdu son poste lors du remaniement ministériel du 25 décembre 2013.
D'autre part, Arinc a abordé la libération d'un sergent turc enlevé début janvier en Syrie. Se félicitant de son retour sain et sauf en Turquie, le vice-Premier ministre a précisé que le gouvernement n'est pas en mesure de divulguer les détails de l'opération du service de renseignement turc (MIT) résultant du rapatriement du soldat.
Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu avait confirmé plus tôt dans la journée du lundi, le retour en Turque du sergent kidnappé par des contrebandiers en territoire syrien.
Le sergent, chargé de mener une enquête sur la pratique de contrebande à la frontière turco-syrienne était porté disparu depuis le 1er janvier. Certaines parties soupçonnaient un éventuel enlèvement par les éléments de l'EIIL.