AA/ Sanliurfa/ Hichem Chaabani
« L’AKP résoudra le problème du terrorisme à traves la consolidation de la démocratie ainsi que la promotion de l’économie, des services et de l’investissement », a précisé le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, lors de son discours devant les partisans de l’AKP à Sanliurfa, dans le sud de la Turquie.
« Ceux qui ont cherché à interdire le parti de l’AKP, dans le passé, avait pour objectif de l’empêcher de résoudre le problème du terrorisme en Turquie, mais le parti a poursuivi son parcours militant », a indiqué le Premier ministre.
Et de continuer « La personne résidente en Pennsylvanie aux Etats unis (faisant allusion à Fethulla Gulen) a avoué que son éloignement de Saïd Nursi (l’un des savants religieux réformistes à l’époque Ottomane et aux débuts de la République turque) avait pour cause l’origine kurde de Nursi. Ce racisme et cette haine perdurent jusqu’à nos jours. Et la dite personne cherche à faire échouer le processus d’éradication du terrorisme et mène des attaques qui frôlent la trahison pour compromettre la fraternité, le bien être et l’unité. Et ce, en collaboration avec le Parti du Peuple Républicain et Parti du Mouvement Nationaliste (Opposants) »
Erdogan a indiqué que « Ceux qui ont persécuté Said Nursi, de son vivant, ne supportent pas la mention de son nom, même mort. Nous constatons aujourd’hui que la personne établie en Pennsylvanie (Gulen), et qui prétend suivre les pas de Said Al-Nawrasi, s’allie avec le Parti du Peuple Républicain qui a persécuté Al-Nawrasi, et contribue aux complots montés par ce Parti »
Il a souligné également que « Celui qui réside en Pennsylvanie (Gulen) a piégé et trompé le Parti du Peuple Républicain et le Parti du Mouvement Nationaliste. Il leur a dit qu’il fera tomber le gouvernement de l’AKP à travers l’opération du 17 décembre, prétendant avoir en sa possession des dossiers importants et des enregistrements audio, et que s’il ne parviendrait pas, il possède des dossiers fabriqués et montés pour faire chuter le gouvernement. Les chefs des deux partis ont cru en ses allégations, devenant ainsi des membres actifs de la tentative du coup d’état. Toutefois, leurs calculs se sont avérés faux, dans la mesure où le peuple a fait peu de cas de ces mensonges et intrigues. ».
Le Premier ministre turc a poursuivi « Ils vous demandent (Les partisans du groupe de Fethullah Gulen) de voter pour n’importe quel parti, excepté le Parti de la Justice et du Développement (AKP). Et là, je me demande si l’Imam de ce groupe avait dans le passé demandé à ses partisans de voter pour l’AKP, cela signifie qu’il a commis une erreur par le passé et qu’il continue à le faire aujourd’hui. L’approche de l’AKP n’a pas changé, et le parti continue à servir le pays. Les paroles de la nuit de cet Imam s’effacent durant la journée. Et ceci s’applique, également, sur les deux partis du peuple républicain et le mouvement nationaliste. »
Erdogan a mentionné que « Les craintes de « l’Etat parallèle » commencent à émerger après l’apparition à l’horizon de la couleur des bulletins de vote. De plus, les partisans de « l’Etat Parallèle » commencent à demander à leurs employés de ne pas voter pour l’AKP, comme fût le cas en Turquie peu avant le coup d’Etat du 28 février 1997 ».