AA – Ankara – Naz Altinsoy
“Les attaques perpétrées par Israël, quelles qu’elles soient, ne pourront pas atteindre leurs buts. Aucune force n’est plus puissante qu’un peuple révolté au nom de Dieu et pour ses droits", a déclaré dimanche, le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu.
"En ce mois de ramadan, la moitié de notre âme est à Gaza, l’autre moitié est en Irak et en Syrie", a affirmé le ministre.
Davutoglu a loué le courage du peuple palestinien, soulignant que malgré les attaques auxquelles ils font face depuis des années, les Palestiniens ne se sont inclinés devant personne.
"Comme ils se sont déjà révoltés contre les puissances coloniales, un jour, les peuples du Moyen-Orient demanderont également des comptes aux personnes qui commettent des atrocités sous le nom d’Israël", a-t-il estimé.
Davutoglu a rappelé que la Turquie se tient aux côtés de la Palestine et des Palestiniens.
Par ailleurs et sur le plan national, Davutoğlu a souligné que "Si l’opération du 17 décembre avait fonctionné comme le souhaitaient ses instigateurs, les résultats des élections du 30 mars (élections municipales turques de 2014, ndlr) seraient comparables à ceux de la Syrie et de l’Egypte, a-t-il souligné. Cela aurait été la période des gouvernements soutenus par des forces l’internationales sans aucune légitimité nationale, qui ne pourraient pas affirmer leur indépendance face aux puissances mondiales en raison de leurs endettements".
Davutoğlu faisait allusion à l'opération anticorruption qui avait conduit à la démission des ministres du gouvernement Erdogan en décembre 2013. Le gouvernement Erdogan, s'en était défendu en affirmant qu'il s'agissait d'un complot international organisé par ceux qui ne souhaitent pas que la Turquie réussise, réffirmant, par ailleurs, que c'est la lutte contre la corruption qui l'a amené au pouvoir et qu'elle reste au premier rang de ses priorités.
Le ministre turc a également répondu aux critiques adressées au gouvernement sur les villes de Mossoul et Kirkouk, qui avaient appartenues jadis à l’Empire Ottoman, puis cédées à l’Irak en 1926, trois ans après la proclamation de la République de Turquie.
"Ce n’est pas nous qui avons perdu les villes de Mossoul et Kirkouk, ce n’est pas nous qui sommes restés silencieux face à cet évènement", a soutenu Davutoglu qui a rappelé que le président de la Région autonome kurde d'Irak, Massoud Barzani lui avait dit: "C'est seulement avec vous que nous pourrons planifier notre futur".