AA - Bruxelles - Tuncay Çakmak
Le rapporteur du Parlement européen sur la Turquie, Kati Piri, a déclaré qu’il était honteux que les pays membres de l’Union européenne débattent du sort de 20 mille réfugiés alors que la Turquie accueille, à elle seule, plus de deux millions de syriens.
Répondant aux questions du correspondant de l’Agence Anadolu (AA) au Parlement européen, la député du groupe socialiste, a estimé que les débats autour des quotas des réfugiés qui animent les Européens sont «honteux» en comparaison à ce que supporte la Turquie.
Piri a indiqué que la Syrie devait être perçue comme un voisin de l’Europe, et qu’il faudrait, en conséquence, aider les pays européens aux frontières de ce pays.
Le rapporteur a regretté que certains pays n’acceptent quasiment pas de réfugiés. Les pays les plus demandés par les réfugiés étant l’Allemagne et la Suède.
Selon la député européenne, la Turquie, en tant que membre de l’OTAN, doit être un partenaire stratégique et essentiel de l’Union européenne.
La Turquie est le pays le plus démocratique du Moyen-Orient, a estimé Piri, précisant que «le fort taux de participation aux élections législatives du 7 juin a démontré la solidité de la démocratie turque».
Le rapport d’avancement sur la Turquie, adopté par le Parlement européen le 10 juin, souligne l’attachement fort de la population turque à la démocratie, se félicitant du résultat représentatif des élections législatives, et appelant à la formation d’un gouvernement désireux de renforcer les réformes en vue de l’adhésion du pays a l’UE, a-t-elle encore relevé.
Kati Piri a affirmé que les critères démocratiques imposés à la Turquie sont les mêmes que pour tous les autres pays membres, ajoutant que la question des droits de l’homme est toujours d’actualité pour chacun des membres de l’UE.
«L’Europe ne doit pas perdre sa crédibilité sur la question de la démocratie», a-t-elle conclu.