AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le porte-parole de la Présidence de la République turque a déclaré, mardi, qu’il relève du "devoir de l’Etat de garantir la sécurité de ses citoyens et de ses frontières".
Selon Ibrahim Kalin, qui animait une conférence de presse, "Certaines initiatives tentent, depuis deux semaines, d’associer la Turquie à l'EIIL".
«La Turquie n’a aucun lien avec l'EIIL, ni avec aucune autre organisation terroriste», a lancé le porte-parole.
Les affrontements et l’avancée sur le terrain des groupes terroristes, tel que l'EIIL ou autres, mettent en danger la sécurité de la Turquie.
"C’est pourquoi la Turquie prend toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité de ses frontières", a indiqué Kalin.
«Il est irresponsable d’affirmer que la Turquie entre en guerre ou s’enfonce dans le feu, nous prenons simplement les décisions légitimes pour assurer la sécurité de nos citoyens» a encore dit Ibrahim Kalin.
Kalin a rappelé que depuis le début du conflit en Syrie, la Turquie défend la création d’«une zone de sécurité et d’exclusion aérienne» afin de protéger les frontières mais aussi pour préserver les réfugiés et former l’opposition syrienne modérée.
Kalin a affirmé, par ailleurs, qu’il était aisément perceptible que le déploiement de l'EIIL dans un vaste territoire allant jusqu’en Irak est la preuve de la collaboration du régime de Bachar al-Asad avec les terroristes.
Le porte-parole de la Présidence a rappelé que "Quatre ans après l'enclenchement du conflit en Syrie, c'est bien la Turquie qui subit le plus les conséquences et affres de la guerre, après le peuple syrien qui en souffre".
L’ONU estime a plus de 300 mille le nombre de victimes du conflit qui fait rage en Syrie depuis mars 2011.
Pour ce qui est des réfugiés, la Turquie en accueille plus de 2 millions de personnes, ce qui en fait le pays au monde qui accueille le plus grand nombre de réfugiés.
La Turquie continue de dialoguer et d’alerter régulièrement les autres pays et les organisations internationales pour apporter une réponse globale au conflit syrien.
Au sujet de la situation des Turcs Ouigours du Xinjiang en Chine, Ibrahim Kalin a exprimé les "inquiétudes" de la Turquie face à la répression chinoise contre ceux qui observent le jeûne, interdit par le régime de Pékin.
«Le Ministère des Affaires Etrangères a convoqué l’ambassadeur chinois aujourd’hui pour exprimer nos inquiétudes et rappeler notre attachement à l’unité et à la sécurité de la Chine», a annoncé Kalin.