Meltem Öztürk,Ayvaz Çolakoğlu
31 Mai 2017•Mise à jour: 31 Mai 2017
AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu
"Dès le premier instant, je me suis opposé avec force aux putschistes sans réfléchir aux conséquences. Même au moment où on m'a pointé une arme sur la tempe, je n'ai cessé de dire les vérités qui sont les miennes. Je leur ai conseillé à plusieurs reprises de mettre fin à leur initiative et à se rendre", a indiqué le chef d'état-major de l'armée turque, Hulusi Akar, aux militaires putschistes venus le séquestrer le soir du 15 juillet dernier.
Le Chef d'état-major turc, Hulusi Akar répondait par écrit aux questions posées par la commission d'enquête parlementaire sur la tentative de coup d'Etat du 15 juillet, attribuée à l'organisation terroriste du FETO.
Le jour de la tentative de coup d'Etat, un commandant de l'armée, qui avait assisté à une réunion de préparation des putschistes, s'était rendu au siège des services de renseignements trucs (MIT) pour les informer qu'un groupe de militaires envisageait une action visant à enlever leur directeur, Hakan Fidan.
A la lumière de ces renseignements, Hakan Fidan s'était rendu, dans l'après-midi du 15 juillet, au siège du commandement de l'état-major pour s'entretenir avec Hulusi Akar, .
En réponse à une question de la commission sur les mesures prises à la suite de ces révélations, le chef de l'état-major Akar a répondu : "Nous avons pris toutes les mesures nécessaires sans aucune hésitation. Je suis convaincu que ces mesures ont fait paniquer les traîtres, les obligeant à modifier leurs plans et à agir plus tôt que prévu, faisant ainsi échouer leur tentative".
Le chef de l'état-major a indiqué que le groupe terroriste du FETO avait été inscrit, avant le putsch raté du 15 juillet, sur la liste des organisations hautement dangereuses.
"Cette organisation a infiltré, pendant une longue période et de façon méthodique toutes les institutions civiles, policières et militaires de l'Etat, mais personne, ni aucune institution ne s'attendait à une tentative pour renverser le gouvernement et prendre le contrôle de l'armée et de la Turquie" a-t-il évalué.
Au sujet des heures durant lesquelles il a été séquestré par les putschistes, qui lui ont demandé de rallier leur cause, Akar a souligné qu'à aucun moment, il n'avait plié face aux menaces et au chantages de ses bourreaux.
"Dès le premier instant, je me suis opposé avec violence aux putschistes sans réfléchir aux conséquences. Même au moment où on m'a pointé une arme sur la tempe, je n'ai cessé de dire les vérités qui sont les miennes. Je leur ai conseillé à plusieurs reprises de mettre fin à leur initiative et à se rendre", a-t-il conclu.