AA - Davos
Le Directeur général de l'Organisation internationale du travail (OIT) Guy Ryder a salué ''la réaction turque'' à la crise syrienne, notamment à l'égard du ''fardeau que la Turquie assume au sujet des réfugiés'' fuyant la guerre civile.
S'exprimant à l'Agence Anadolu (AA) à Davos, en marge des sessions du Forum économique mondial (WEF), Ryder a souligné que 1,7 million de réfugiés accueillis par la Turquie à partir de la Syrie ou d'autres pays voisins ''auront des conséquences inévitables sur le pays qu'il devra surmonter dans l'avenir''.
Le Directeur général a averti à cet égard que le flux des réfugiés aura des conséquences sur le chômage dans les pays d'accueil des réfugiés syriens, dont la Turquie, le Liban et la Jordanie.
Ryder a pourtant estimé que la crise syrienne n'a pas entravé la croissance de l'économie turque. ''La Turquie fait face à des grands défis en raison de son voisinage, pourtant elle ne se trouve pas dans un mauvais état'', a-t-il affirmé.
Face au problème de la main d'œuvre à faible coût à la suite de l'arrivée des réfugiés syriens, Ryder a fait savoir que l'OIT examine dans quelle mesure elle peut assister la Turquie.
''Le fait que les réfugiés consentent désespérément à travailler à des salaires très bas a posé des problèmes inévitables sur le marché du travail turc'', a déploré le Directeur général.
L'OIT se tient prête à offrir toute son aide pour soutenir la Turquie à surmonter ce problème ''qui atteint un niveau dramatique'', a-t-il insisté.