Andaç Hongur,Sefa Mutlu,Tuncay Çakmak
05 Mai 2017•Mise à jour: 06 Mai 2017
AA - Istanbul - Tuncay Çakmak
L’ancien Président de la République de Turquie, Abdullah Gul, a annoncé qu’il ne souhaitait pas revenir dans la vie politique active.
Le 11ème Président turc, qui a occupé le plus haut poste de l’Etat entre 2007 et 2014, a souhaité répondre aux polémiques le concernant autour d’une éventuelle candidature à la présidentielle de 2019.
Le député de l’opposition, Deniz Baykal (Parti Républicain du Peuple – CHP), avait déclaré qu’Abdullah Gul pourrait être le candidat des 49% de citoyens turcs qui ont voté NON lors du référendum constitutionnel du 16 avril passé.
Le sujet fait grand débat en Turquie.
Gul a donc voulu répondre aux propos de Baykal, invité par certains membres du Parti de la Justice et du Développement (AK Parti) à éclaircir sa position.
"Il y a quelques jours, des propos ont été tenus par un député pour des raisons de conflits internes à son parti. Pour être franc, je n'ai pas pris une seconde ces propos au sérieux", a-t-il déclaré.
Il a rappelé que ce même député, Deniz Baykal, avait été à l’origine de la crise qui avait poussé à des élections législatives anticipées en 2007, après avoir bloqué judiciairement son accession à la présidence.
"Je regrette cependant que d’autres aient pris ces propos au sérieux. Certains ont même dépassé les limites de politesse en me demandant de m’exprimer. Ils étaient prêts à me donner des leçons. Cela m’a attristé", a-t-il ajouté.
Il a dénoncé le comportement de ceux qui mènent une campagne dans les médias pour dénigrer, voire "insulter", les fondateurs de l’AK Parti, et ceux qui ont énormément œuvré pour sa réussite.
"Nous savons tous comment ils sont organisés. Je suis attristé par le silence qui entoure ce type de comportements. Mais je n’entrerais pas dans ces polémiques", a-t-il poursuivi.
Abdullah Gul a également voulu mettre fin aux affirmations qui prétendent qu’il pourrait se présenter en 2019.
"J'ai occupé la fonction de Président de la République pendant 7 ans. Après cela, j'ai indiqué à de nombreuses reprises que je ne prendrais plus part activement à la politique. Mais je me dois de partager mes expériences et mes connaissances pour le bien de mon pays. Je le fais quand c'est nécessaire avec mes amis qui dirigent le pays ou directement devant mes concitoyens. Je vais continuer ainsi", a-t-il fait savoir.
Pour conclure, l’ancien président à lancer un appel pour que chacun se préoccupe de l’avenir et se concentre sur les enjeux et difficultés qui se présentent à la Turquie.
"Notre société est déjà suffisamment divisée. Nous sortons d’une campagne référendaire qui nous a tous fatigué. Notre pays est menacé en dehors de ses frontières. Nous devons tous nous unir face à cela", a-t-il terminé.