AA - Ankara - Nur Gülsoy
Le président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan a salué la possibilité évoquée par le PKK d'abandonner les armes.
Le chef de l'Etat s'est exprimé devant les membres du Conseil d'Education supérieure (YOK) et aux recteurs d'université, mercredi à Ankara.
"L'annonce par l'organisation terroriste qu'elle abandonne ses armes, sera une avancée importante pour assurer la démocratie, la confiance, le droit, la paix et la stabilité, a-t-il dit. J'espère que les paroles se transformeront en actes. L'Etat, le gouvernement et toutes les institutions ont assumé leur responsabilités et continuent à le faire."
Le vice-Premier ministre Yalcin Akdogan, le ministre de l'Intérieur Efkan Ala, les vice-présidents du groupe parlementaire et députés du Parti démocratique des peuples (HDP, en opposition), Pervin Buldan, Idris Baluken et Sirri Sureyya Onder se sont réunis samedi au Bureau du Premier ministre à Dolmabahce (Istanbul), et ont lu une déclaration conjointe à l'issue de la réunion, dans laquelle ils ont appelé le PKK à abandonner les armes.
Erdogan a insisté sur le fait de ne pas permettre que cette question menace l'ordre public, et a évoqué de nouveau la réforme de la sécurité intérieure.
"Maintenir la démocratie et la liberté est différent de prendre des mesures face aux menaces visant la survie de l'Etat et l'avenir du peuple, a-t-il affirmé. En traçant bien cette ligne, nous devons empêcher que les universités ne deviennent les endroits potentiels de manifestations pour certains groupes."
Erdogan a appelé les universités à s'occuper davantage de la situation des femmes et de violence qu'elles subissent, de l'économie et de la Nouvelle Turquie, évoquant une nouvelle Constitution et le régime présidentiel.