Nur Asena Gülsoy
24 Août 2020•Mise à jour: 25 Août 2020
AA – Ankara
"La Turquie lancera une démarche dans le domaine de l'énergie solaire aussi", a déclaré le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan.
Le chef de l'État a animé un point de presse à l'issue de la réunion du Conseil des ministres, lundi.
Il a rappelé qu'une importante réserve de gaz naturel avait été découverte dans le nord de la Turquie, en mer Noire, la semaine dernière.
"Conformément aux données récoltées, la réserve de gaz découverte en mer Noire révélera une source plus étendue, a déclaré Erdogan. Nous espérons avoir de bonnes nouvelles en Méditerranée orientale également. […] En outre, nous lancerons une démarche développée dans le domaine de l'énergie solaire pour renforcer notre potentiel national et renouvelable."
Le Président a aussi commenté la situation en Méditerranée orientale.
"Le Navtex de la Grèce est un acte irresponsable qui met en danger la sécurité de tous les navires présents dans la région, a-t-il affirmé. La Grèce sera désormais le pays responsable de tout éventuel problème dans la région et payera, seul, les frais."
Erdogan a souligné que ce Navtex ne convient ni au bon voisinage ni au droit international.
Le Président a appelé la nation à faire attention, à respecter les règles d'hygiène et de distanciation sociale et à éviter tout rassemblement afin d'empêcher la propagation du nouveau coronavirus.
Erdogan a également abordé les relations entre la Turquie et l'Union européenne.
"Nous avons toujours fait face aux actes contradictoires des responsables européens, a-t-il expliqué. Ils n'ont jamais été honnêtes et n'ont jamais tenu leur promesse. Nous avons rempli tous les critères exigés pour l'adhésion totale. Mais il s'avère que l'UE n'avait jamais l'intention de nous intégrer."
Le Président a critiqué l'UE, et la Grèce notamment, d'accueillir les éléments des organisations terroristes FETO et PKK.
"Certains vont en Allemagne, d'autres en France, et obtiennent le titre de séjour, a-t-il conclu. Est-ce l'amitié? [Les pays européens] le nient lors des entretiens privés. Personne ne considère l'UE comme une structure qui repose sur des valeurs et des principes."