Barış Gündoğan,Ayvaz Çolakoğlu
02 Mars 2017•Mise à jour: 03 Mars 2017
AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu
"C'est nous qui luttons contre Daech, mais l'Occident insinue que nous soutenons Daech. C'est nous qui combattons Daech. C'est nous et l'Armée Syrienne Libre qui avons des martyrs en Syrie et qui avons éliminé plus de 3 mille éléments de Daech. Et nous continuerons à le faire, car ils (Daech) représentent un danger pour nous".
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a tenu ces propos lors d'une réunion, jeudi à Ankara.
Erdogan a abordé la situation en Syrie, rappelant que c'est la Turquie qui mène actuellement la lutte la plus active contre les organisations terroristes en Syrie et qu'elle l'a encore démontré au monde entier avec la prise d'al-Bab, un des fief de Daesh.
"C'est nous qui luttons contre Daech, mais l'Occident insinue que nous soutenons Daech. C'est nous qui combattons Daech. C'est nous et l'Armée Syrienne Libre qui avons des martyrs en Syrie et qui avons éliminé plus de 3 mille éléments de Daech. Et nous continuerons à le faire, car ils (Daech) représentent un danger pour nous" a-t-il martelé.
Le président est également revenu sur la situation des réfugiés, fustigeant la passivité des Européens face à ce drame.
"Nous accueillons dans notre pays 3 millions de réfugiés originaires de Syrie et d'Irak, et les dépenses que nous avons fait pour eux ont dépassé les 26 milliards de dollars. Ni l'UE ni l'UNHCR n'ont tenu leurs promesses concernant les réfugiés. Même s'ils ne nous donnent rien, nous continuerons d'accueillir dans notre pays ces personnes qui fuient la guerre et les bombes".
Erdogan a également mis en garde les pays qui ont des positions ambivalentes face à la flambée de violence dans le monde.
"Nous avons vécu des événements douloureux ces dernières années. Nous avons vu que si Alep, Bagdad et Mossoul sont en souffrance alors Bruxelles et Berlin ne peuvent pas vivre en paix. Les solutions pour empêcher que la Méditerranée engloutisse des milliers de réfugiés et ne se transforme en un grand cimetière existent. Sans sacrifice, partage des charges, changement de ce système d'exploitation nous défendons qu'il ne sera pas possible de solutionner le problème des réfugiés. Tant que les conflits seront encouragés au nom d'intérêts économiques et que les tensions inter-ethniques, religieuses, confessionnelles seront exacerbées, les problèmes que nous vivons ne trouveront pas de solution".
Recep Tayyip Erdogan a également abordé les questions de politique intérieur, notamment la campagne référendaire. Il a précisé qu'en 14 ans d'exercice du pouvoir du Parti de la Justice et du Développement (AK Parti), la Turquie est passée d'un Etat qui regarde de haut ses citoyens à un Etat au service de ses citoyens.
"Nous nous battons contre les restes de l'ancienne Turquie qui aiment chasser par temps de brouillard (en se dissimulant). Une fois que nous aurons épuré la Turquie de tous ceux qui veulent la placer sous tutelle, alors son avenir sera meilleur".