AA - Kirsehir - Bilal Muftuoglu
''Il n'y a plus un agenda fixé pour la Turquie, mais une Turquie qui fixe les agendas'', a affirmé le président turc Recep Tayyip Erdogan, concernant le rôle de son pays sur la scène internationale.
Erdogan a commenté sa récente visite en Somalie et les critiques qui lui ont été adressées à cet égard vendredi lors d'une cérémonie d'inauguration des travaux urbains à Kirsehir (Anatolie centrale).
''On peut demander aux autres, 'qu'avez-vous à franchir 10 000 kilomètres, à faire en Irak, à Kobané, ou en Afghanistan?'', s'est insurgé le président turc.
La grandeur d'un pays (la Turquie) exigerait une telle visite en Somalie, selon Erdogan. ''Si on est un pays fort et l'héritier d'un empire puissant, on doit dire 'oui, nous y sommes, là-bas aussi nous avons une large perspective''', a-t-il insisté.
Comparant sa visite actuelle à Kirsehir à son déplacement en Somalie, Erdogan a souligné qu'il faudra assister à des cérémonies d'inauguration à Mogadiscio, capitale somalienne, comme à Kirsehir en Turquie. ''Nous œuvrons à développer la Turquie par son économie, sa démocratie, sa politique étrangère et surtout par sa fraternité'', a-t-il souligné.
''Nous nous efforçons à faire de la Turquie un pays parmi les plus forts au monde et nous consacrons toute notre énergie à cet égard. Nous nous précipitons car nous résolvons les problèmes qui ont été accumulés pendant des décennies'', a par ailleurs tenu à souligner le président turc.
D'autre part, Erdogan a appelé les électeurs à se rendre aux urnes le 7 juin lors des élections législatives ''pour exprimer leur volonté en vue d'une nouvelle constitution''. Cela est le seul projet en attente pour la ''Nouvelle Turquie'' et à l'approche de 2023, le centenaire de la République, a-t-il affirmé.