AA – Istanbul – Naz Altinsoy
Le Premier ministre et candidat à l’élection présidentielle Recep Tayyip Erdogan, a de nouveau dénoncé les conflits qui perdurent entre les musulmans aux Moyen-Orient.
Erdogan a pris la parole jeudi à l’occasion de la "Réunion de l’Initiative de paix, de modération et du bon sens des savants de l’Islam au monde".
"Le sang coule dans tout le Moyen-Orient, a-t-il déclaré. C'est triste, il s'agit du sang des musulmans. Ce qui est encore plus triste, c'est qu'à part la Palestine, ce sont d'autres musulmans qui font couler ce sang".
"Les musulmans sont tous frères. Comme dans le passé, nous luttons avec sincérité pour établir la paix entre les frères", a indiqué le Premier ministre.
Erdogan a critiqué le monde musulman pour son manque d’intérêt concernant les derniers événements qui ont couté la vie à des centaines de Palestiniens.
"Le monde musulman ne s'intéresse pas aux événements en Palestine, parce qu'il ne s'agit pas d'un conflit confessionnel, entre chiites et sunnites, a-t-il déclaré. Alors que ce sont nos enfants qui meurent en Palestine. C'est l'humanité et la dignité humaine qui meurent en Palestine. C'est surtout l'honneur et la dignité des musulmans qui meurent".
"Il y a des pays musulmans qui se réjouissent de ce qui de passe en Palestine, sinon ils se seraient impliqués", a estimé Erdogan.
Il a ajouté que si les pays musulmans s'étaient pleinement impliqués sur la question palestinienne en 1948, le sang n'aurait pas coulé sur les terres musulmanes. Il a expliqué qu’une réponse résolue du monde musulman à la question palestinienne en 1948, aurait évité l’éclatement de la crise en Afghanistan et ainsi de suite. "A l'Afghanistan, se sont ajoutés le Liban, l’Irak, la Syrie, l’Egypte, le Somalie, l’Aceh (Indonésie, ndlr) et le Myanmar", a-t-il dit.
Erdogan a réitéré ses critiques concernant "l'effusion du sang entre frères" dans le monde musulman. "Nous estimons que le Moyen-Orient a le droit à la paix, à la prospérité et à la solidarité et nous observons que tous les moyens pour assurer cela sont visiblement présents. Nous appelons toutes les parties à la modération, à la réflexion et à la méditation", a-t-il soutenu.