AA / Nicosie / Enes Kaplan – Selma Kasap – Kurbani Geyik
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné l’attentat terroriste commis dans la localité terroriste de Suruc dans la province de Sanliurfa (Sud de la Turquie), soulignant que « la mort de nombre de nos concitoyens et la blessure de nombreux autres nous a rendu tristes et en mon nom et au nom du peuple turc je condamne et je maudis les auteurs de cet acte sauvage ».
Erdogan s’exprimait au cours d’une conférence de presse conjointe avec le président de la République Turque de Chypre du Nord Mustafa Akıncı au terme d’une réunion en présence des délégations des deux pays.
Le chef d’Etat turc était arrivé, plus tôt dans la journée du lundi, en République turque de Chypre du Nord pour participer aux festivités annuelles du 41ème anniversaire de la campagne militaire turque contre le Nord de Chypre.
Erdogan a précisé que les ministres concernés se sont déplacés sur les lieux de l’explosion à Sur cet le Premier ministre (Ahmet Davutoglu) suit de près l’évolution de la situation.
«Le terrorisme n’a ni religion, ni race, ni nation », a martelé Erdogan, avant de mettre l’accent sur la «nécessité de le combattre dans le cadre d’une coopération internationale».
« Je ne cesse de répéter cela depuis plusieurs années, mais il est temps à présent de prendre des mesures et de ne plus se contenter de paroles», a-t-il lâché.
Un attentat terroriste a été commis lundi matin dans le jardin du centre culturel de la mairie de Suruc. L'attaque a fait 30 morts et plus de cent blessés.
Concernant les négociations chypriotes, Erdogan a souligné : "Il y avait une sortie avec le plan Annan, il y avait de l'espoir », ajoutant que « les avancées réalisées en Suisse étaient très importantes. Mais nous n'avons pas pu l'achever ».
«Les parties turque et grecque ont montré des signes pour poursuivre les pourparlers avec résolution et je pense qu’il s’agit d’une opportunité qui ne peut pas être ratée», a-t-il encore dit.