AA - Antalya - Bilal Muftuoglu
''Nous continuerons notre lutte contre ce réseau [d'organisation parallèle] qui exploite les pauvres. Nous mettrons fin par conséquent au système de dershane d'ici septembre 2015'', a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan.
Erdogan s'est prononcé mardi sur le système scolaire turc et les ''dershane'' (écoles privées qui dispensent des cours de soutien) dont la majorité est infiltrée par un réseau proche de la personnalité religieuse Fethullah Gulen, que le gouvernement qualifie d' ''organisation parallèle'', étant donné que ce réseau est soupçonné de le saper.
Inaugurant le 19e Forum d'éducation nationale à Antalya (sud), Erdogan a fait savoir que la ville accueillera le prochain sommet du G20, à l'occasion de la présidence turque des vingt plus grandes économies au monde.
S'exprimant sur la réforme de l'éducation, Erdogan a insisté qu'il faut ''construire un système scolaire intègre dans lequel, non seulement les élèves mais aussi les enseignants et les parents, se sentent à l'aise''.
Le gouvernement a subi des attaques pour avoir abordé le sujet des ''dershane'', un système qui ''est contraire à la nature de l'éducation'', a souligné Erdogan.
Erdogan a reproché, par ailleurs, à l'''organisation parallèle'' de déstabiliser le pays et de créer des émeutes pour s'opposer à la fermeture des ''dershane''.
L'opposition à la fermeture de ce réseau est liée au caractère hautement lucratif des ''dershane'', selon le président turc.
Le système scolaire turc, ''négligé depuis des décennies voire des siècles'' entre dans un ''processus de transformation'' par la fermeture des ''dershane'', a insisté Erdogan.
Le président turc s'est félicité, entre autres, de la réduction de la part des responsables bureaucratiques au forum en faveur des élèves, enseignants et organisations de la société civile.
Evoquant la bureaucratie, Erdogan a ajouté que ''la souveraineté n'appartient pas à la bureaucratie, au pouvoir judicaire ou à l'armée. La souveraineté n'appartient pas à la Cour constitutionnelle non plus, elle appartient au peuple.''
''Aucune institution ne devrait prétendre être supérieure au parlement élu par le peuple, a-t-il poursuivi. Personne n'a le droit d'orienter ou de menacer le parlement et la politique pour ses propres ambitions et des motivatifs personnels''.