Hatem Katou
12 Janvier 2016•Mise à jour: 28 Septembre 2019
AA / Ankara
Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a reçu, lundi, à Ankara, le Chef du gouvernement libyen chargé, Fayez al-Sarraj.
Davutoglu a offert un déjeuner en l’honneur de son hôte libyen. Une réunion à huis clos de deux heures s’en est suivie.
Selon un communiqué de la Présidence du gouvernement turque, « La Turquie met ses potentialités pour aide la Libye et appuie toute mesure qui favorise sa stabilité et l’unité de son territoire ».
« Lorsque la stabilité sera rétablie en Libye, la Turquie sera aux côtés de ce pays pour assurer la reconstruction et le développement de son économie », ajoute le communiqué.
Davutoglu a indiqué au cours de la rencontre que la Libye sera à la tête des pays émergents qui brillera à l’avenir, au vu de ses ressources naturelles et humaines.
« L’unique condition pour cela demeure la réalisation de la stabilité », a fait observer le Chef du gouvernement turc.
De son côté, Fayez al-Sarraj a rendu hommage au rôle de Ankara dans l’appui du dialogue national en Libye et dans l’impulsion de la stabilité.
« Nous remercions la Turquie pour son accueil des blessés libyens, victimes d’attaques terroristes », a-t-il lancé.
Al-Sarraj a ajouté que les relations commerciales, économiques et politiques bilatérales progressent et beaucoup de choses peuvent être faites sur le terrain ».
Le Premier ministre libyen chargé et la délégation l’accompagnant ont été reçus auparavant par le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, selon un communiqué du ministère turc.
Le 23 décembre dernier, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité une résolution élaborée par la Grande-Bretagne qui appuie l’accord politique interlibyen conclu, le 17 décembre, dans la ville marocaine à Sékhirat.
Des délégations du Congrès national libyen basé à Tripoli et la chambre des représentants établie à Tobrouk (Est) ainsi que des personnalités indépendantes ont signé, le 17 décembre dernier, un accord qui prévoit la constitution d’un gouvernement d’union nationale sous l conduite de Fayez al-Sarraj, dans un délai d’un mois de la signature de l’accord.