Mümin Altaş,Saida Charafeddine
10 Octobre 2015•Mise à jour: 10 Octobre 2015
AA - Ankara - Nur Gülsoy
Les opérations contre le terrorisme se poursuivront jusqu'à ce que la dernière arme soit déposée, a déclaré le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu.
Le chef de gouvernement a été interviewé par les chaînes de télévision A Haber et ATV, vendredi.
"Les opérations se poursuivront jusqu'à ce que la dernière arme soit déposée. Nous voyons bien comment l'inaction qu'ils avaient [l'organisation terroriste PKK] déclarée, s'est terminée. Pour eux, l'inaction signifie l'arrêt des opérations de nos forces de sécurité, alors qu'ils continuent, eux, de stocker les armes. Ils doivent agir comme suit: la lutte armée est terminée, puisque nous sommes représentés au Parlement par 80 députés [du Parti démocratique des peuples, HDP], cette méthode armée est obsolète, nous rendons toutes les armes. Aucun terroriste ne demeurera sur le sol turc, nous nous retirons.", a affirmé le Premier ministre
Ahmet Davutoglu a appelé le peuple à être vigilant à l'approche des élections législatives du 1er novembre, durant lesquelles il élira les 550 députés de la 26ème législature.
Le Premier ministre a critiqué les médias en Turquie "qui se sont toujours efforcés d'influencer et de déterminer le contexte politique dans le pays".
"Récemment, nous faisons face à un nouveau réseau qui vise notre président de la République [Recep Tayyip Erdogan], un réseau dirigé par des milieux qui souhaitent déterminer la volonté du peuple, à l'intérieur du pays et à l'étranger. Cela n'a aucun rapport avec le fonctionnement démocratique en Turquie."
Pour Davutoglu, l'objectif principal est d'assurer la liberté de la presse loin des insultes et de menaces aux droits de la personne, "car il n'est pas correct d'adopter une approche restrictive immédiatement après avoir évoqué la liberté des médias".
- Questions régionales
Rappelant que la frontière entre la Syrie et la Turquie est de 911 kilomètres de long, et exposée à tout risque, Davutoglu a estimé que la Russie, qui est récemment intervenue en Syrie, doit tenir compte des risques de sécurité et des intérêts de la Turquie dans la région.
"Aucune tolérance n'est possible, surtout en ce qui concerne les violations de l'espace aérien", a insisté Davutoglu.
Il a, en outre, souligné que "les opposants syriens ont un rôle fondamental à jouer dans l'avenir de la Syrie. Sinon le pays se divisera en deux, entre le régime [de Bachar al-Assad] et Daech. L'opposition modérée est le seul élément qui puisse lutter contre eux".