Tuğçenur Yılmaz,Aşkın Kıyağan,Tuncay Çakmak
30 Avril 2019•Mise à jour: 30 Avril 2019
AA - Bratislava - Tuncay Çakmak
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a assuré que l’adhésion à l’Union Européenne (UE) demeure un objectif stratégique pour la Turquie.
Le Chef de la diplomatie turque a participé, mardi, à la réunion du Groupe de Višegrad (V4), groupe informel regroupant 4 pays d’Europe centrale que sont la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie.
Les ministres des Affaires étrangères des pays du V4+la Turquie se sont réunis dans la capitale de la Slovaquie, Bratislava.
A l’issue de la réunion, une conférence de presse conjointe a été tenue.
Le ministre turc a pour sa part expliquer que les évolutions concernant la Syrie, la Libye, l’Iran et l’Irak ont été abordées.
La lutte contre les migrations irrégulières a été un autre sujet traité, a encore fait savoir Cavusoglu.
Le Chef de la diplomatie turque s’est également exprimé sur la lutte contre le terrorisme.
"Sans faire de distinctions, il est essentiel de lutter contre le terrorisme", a-t-il déclaré.
Les relations Turquie-UE sont un autre sujet que le ministre turc a voulu évoquer, affirmant d’abord qu’Ankara est prêt à ouvrir n’importe quel des chapitres de négociations sans aucune condition préalable.
"La Turquie est prête à répondre à toute condition. Maintenant que les élections sont passées, notre objectif est de réformer, mais il ne faut pas nous mettre des obstacles politiques. C’est le véritable problème qui se présente à nous dans nos relations avec l’Europe", a-t-il dit.
Mevlut Cavusoglu a aussi relevé l’opposition catégorique de certains pays à l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne.
"Pour certains, la Turquie avec ses 82 millions d’habitants, est trop grande et obtiendrait trop de sièges au Parlement européen. Pour d’autres, c’est son identité musulmane qui pose problème. Si l’UE est une union religieuse, alors d’accord. Si l’UE ne veut pas partager sa puissance et si elle veut préserver l’équilibre entre la France et l’Allemagne, nous pouvons le comprendre, mais ils oublient de prendre en compte les apports de la Turquie à l’UE", a-t-il regretté.
"L’adhésion à l’UE demeure un objectif stratégique pour la Turquie. Si l’UE ne nous veut pas, elle doit prendre sa décision", a-t-il terminé.