Behlül Çetinkaya,Ayvaz Çolakoğlu
08 Janvier 2021•Mise à jour: 09 Janvier 2021
AA / Ankara
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré que les relations entre la Turquie et l'Union Européenne étaient tendues en 2020 en raison de problèmes avec certains pays membres de l'Union Européenne (UE), avant d'ajouter, "Nous travaillons maintenant à ouvrir de nouvelles pages dans nos relations avec l'UE."
En visite en Espagne, Cavusoglu a animé vendredi une conférence de presse conjointe avec son homologue espagnole, Arancha Gonzalez Raya, a l'issue de son entretien en tête à tête.
Rappelant que les relations avec l'UE ont été tendues en 2020, Cavusoglu a assuré vouloir œuvrer afin d'ouvrir une nouvelle page dans les relations de la Turquie avec l'UE.
"Nous convenons d'utiliser plus efficacement les mécanismes existants et d'organiser la 7e réunion du sommet intergouvernemental en Turquie au second semestre de cette année", a annoncé le chef de la diplomatie turque.
Cavusoglu a assuré que tout est fait pour atteindre 20 milliards de dollars dans le volume des échanges commerciaux entre la Turquie et l'Espagne avant d'ajouter, "pour cette raison, nous réunirons les entrepreneurs en marge du sommet et organiserons un forum d'affaires".
Affirmant que l'Espagne dispose d'une infrastructure solide dans le domaine de l'Énergie, Cavusoglu a indiqué que la coopération dans le domaine de l'industrie de la défense se renforce également entre les deux pays.
-Cavusoglu et Borrell se rencontreront le 21 janvier à Bruxelles
Après avoir remercié l'Espagne pour le soutien apporté à la Turquie concernant son adhésion à l'UE, Cavusoglu a déclaré :
"En raison des problèmes que nous avons rencontrés avec certains États membres en 2020, nous avons connu des tensions dans nos relations avec l'UE. Ce n'est pas une situation que nous désirons. Mais même dans ces conditions difficiles, le dialogue est favorisé grâce à l'attitude positive de certains pays, comme l'Espagne, et le dernier sommet a jeté les bases de cela. Nous travaillons maintenant à ouvrir de nouvelles pages dans nos relations avec l'UE."
Cavusoglu a rappelé que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait invité les présidents du Conseil et de la Commission de l'UE en Turquie et qu'il tiendrait demain une vidéoconférence avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et qu'il rencontrera le 21 janvier à Bruxelles le Haut Représentant de l'UE pour les Relations extérieures et la Politique de sécurité, Josep Borrell.
Cavusoglu a souligné qu'il existe d'importantes opportunités dans de nombreux domaines pour le développement des relations entre la Turquie et l'UE, tout en notant que l'accord sur la migration doit être renouvelé et que l'accord du 18 mars doit être révisé.
Le chef de la diplomatie turque a souligné la nécessité de saisir les opportunités pour démarrer le dialogue entre la Turquie et la Grèce.
"En tant que Turquie, nous sommes toujours en faveur du dialogue, sans condition. C'est seulement de cette façon que nous pouvons résoudre les problèmes, et nous pensons que nous pouvons réduire la tension seulement avec cette méthode", a assuré Cavusoglu.
Cavusoglu a notamment indiqué avoir discuté avec son homologue espagnol non seulement des questions bilatérales et européennes, mais également de la coopération régionale, des développements en Libye, en Méditerranée orientale, en Afrique et au Venezuela.
"Nous continuerons à soutenir les processus politiques, en particulier sur ces questions, et à mieux coordonner notre travail pour établir la stabilité et la paix dans ces pays", a-t-il conclu.