Mona Saanouni
05 Avril 2018•Mise à jour: 05 Avril 2018
AA/ Bakou/ Ruslan Rehimov
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, a déclaré que la Turquie s’oppose à l’acquisition d’armes nucléaires de même qu’elle s’oppose à la mentalité disant "je suis autorisé à posséder [les armes nucléaires] et pas les autres".
C'est ainsi que s’adressait Çavuşoğlu aux journalistes, jeudi, à Bakou.
Le ministre avait entamé une visite à la capitale l'Azerbaïdjan pour participer à une réunion ministérielle de l’organisation internationale du "Mouvement des non-alignés".
Le chef de la diplomatie turque a, d’autre part, confirmé que la centrale nucléaire turque d’Akkuyu dont la première pierre avait été déposée, mardi, serait en mesure de couvrir 10% des besoins de la Turquie en termes d’énergie.
"Ce pourcentage est, bien évidemment, insuffisant dans la mesure où l’économie turque est en pleine croissance. Nous étudions, actuellement, avec les Japonais l’établissement d’une deuxième centrale nucléaire dans la province de Sinop (Nord)", a indiqué Çavuşoğlu.
Selon le ministre, "plusieurs entreprises japonaises poursuivent, actuellement, des études de faisabilité dans la province de Sinop en vue d’y mettre la deuxième centrale nucléaire en place".
Et Çavuşoğlu de conclure : "Il existe plusieurs centrales nucléaires dans le monde. Ceux qui ne savent pas distinguer entre centrale nucléaire et arme nucléaire doivent l’apprendre".
Le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, et son homologue russe, Vladimir Poutine, avaient lancé le chantier de la centrale nucléaire d'Akkuyu (Sud de la Turquie), lors d’une cérémonie organisée, mardi, dans la province turque de Mersin.
La centrale d'Akkuyu devrait comprendre quatre unités dont chacune dispose d’une capacité de production de 1 200 mégawatts.