AA - Kars - Tuncay Çakmak
Le Ministre turc des Affaires étrangeres, Mevlut Cavusoglu, a annoncé, jeudi, que la normalisation des relations entre Ankara et Tel Aviv dépend de l'acceptation par Israël des trois conditions avancées par la Turquie.
Depuis l’assaut meurtrier des forces israéliennes contre la flottille pour Gaza, qui avait fait 9 morts sur le navire turc Mavi Marmara, la Turquie réclame des excuses officielles, une indemnisation des victimes et la fin du blocus sur Gaza.
Répondant aux questions des journalistes à Kars (nord-est de la Turquie), Cavusoglu a estimé qu'il est naturel que des experts des deux pays se rencontrent pour discuter de la manière de régler le différent entre les deux pays.
La partie israélienne avait présenté ses excuses après la demande persistante du président américain Obama au Premier ministre israélien Netanyahu.
«Mais pour aller plus loin dans la normalisation, il faut discuter sans quoi on ne peut pas avancer» a déclaré Cavusoglu.
Concernant la guerre en Syrie, le ministre des Affaires étrangeres a rappelé que «la Turquie adopte une position honorable depuis le début du conflit il y a cinq ans. Nous sommes au côté de la population syrienne, coincée entre le régime d’al-Assad qui bombarde ses propres citoyens, et des groupes terroristes en tête desquels il y a Daesh».
La Turquie défend une solution politique à la crise syrienne qui assurerait la transition démocratique après le départ d’al-Assad.
Mevlut Cavusoglu a déclaré qu’il ne faut pas s’attendre à un changement de cap dans la politique envers la Syrie, estimant que la coalition internationale menée par les Etats-Unis commence à admettre que les positions turques sont justes depuis le début.
«Nous n’allons pas oublier qu’al-Assad est responsable de la mort de plus de 300 mille personnes et reconstruire un dialogue avec lui» a souligné le ministre ajoutant que la Turquie va continuer à suivre une politique extérieure visant à éliminer tous les problèmes avec ses voisins.
«Si des problèmes existent toujours avec certains de nos voisins, la Syrie et l’Arménie par exemple, c’est parce que ceux-ci ont toujours ignoré les pas positifs fait par notre pays» a conclu Cavusoglu.