AA / Burxelles / Feyzullah Yarımbaş
Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu a appelé les membres du Conseil de l’Europe à identifier des solutions aux facteurs générant l’extrémisme, relevant que les récentes attaques terroristes commises en France, au Danemark et en Macédoine représentent des indices de mise en garde.
Cavusoglu s’exprimait mardi à Bruxelles, au cours de la réunion de la commission ministérielle du Conseil de l’Europe qui assure la présidence tournante du Conseil.
Le ministre turc a estimé que l’institution par la commission du protocole additionnel de la convention du Conseil, afin d'endiguer le terrorisme , est une «mesure importante».
Il a, par ailleurs, mis l’accent sur la «nécessité de réactiver les programmes du Conseil pour lutter contre l’exclusion sociale», appelant à garantir l'équilibre délicat entre "la lutte contre l’extrémisme et la protection des droits fondamentaux".
Par ailleurs, Cavusoglu a réitéré le soutien de son pays à la préservation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l'Ukraine, mettant l’accent sur la nécessité de «pour l’ensemble des protagonistes de tirer profit des opportunités offertes par l’accord de Minsk" en vu de résoudre la crise ukrainienne.
Il a, dans ce contexte, demandé au Conseil de l’Europe de fournir des efforts concrets à l’effet de protéger les droits des Tatars de Crimée qui « subissent des pressions recrudescentes».
Le Conseil de l’Europe est une organisation inter-gouvernementale instituée le 5 mai 1949 par le traité de Londres. Il rassemble 800 millions de ressortissants de 47 États membres.