Nazlı Yüzbaşıoğlu,Tuncay Çakmak
06 Mai 2019•Mise à jour: 06 Mai 2019
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
La Turquie a très fermement réagi aux déclarations du Département américain aux Affaires étrangères, relatifs aux forages menés par la Turquie dans ses eaux territoriales en Méditerranée Orientale.
Le ministère turc des Affaires étrangères a qualifié, dans un communiqué écrit, publié lundi, les propos américains datant du 5 mai d’être "sans liens avec la réalité".
Ankara a d’abord rappelé que la Turquie exprimé de manière claire, depuis 2004, sa position concernant les eaux territoriales en Méditerranée Orientale.
"Nous rappelons aux pays concernés et à la communauté internationale que l’accord de restriction d’une Zone Economique Exclusive, mis en avant à partir de cette date par la partie grecque de Chypre et des pays de la région, n’a aucune valeur pour nous et pour les Turcs de Chypre, et que nous l’avons immédiatement dénoncé, soulignant qu’il viole nos eaux territoriales. Dans le même temps, la Turquie a déclaré le tracé de ses eaux territoriales et celui-ci a été enregistré par les Nations Unies. Pour l’heure, aucun accord comprenant tous les pays ayant-droit et respectant le droit international, n’a encore été finalisé", a expliqué le ministère turc.
Dans ce contexte, Ankara a clairement dénoncé l’intervention d’un pays tiers qui, "se prenant pour la justice internationale", se donne le droit de délimiter les frontières maritimes.
"L'appel de Washington à la Turquie au sujet d'une zone "pour laquelle les Chypriotes Grecs (de Chypre) réclament des droits", comme s'il existait un accord de restriction, n'est ni constructif ni respectueux du droit international", a estimé le ministère turc.
Ankara affirme que la Turquie poursuivra les forages dans ses propres eaux territoriales, comme convenu dans les licences accordées par le gouvernement turc en 2009 et 2012.
"De la même manière, la Turquie est déterminée à défendre les droits des Chypriotes Turcs tant que la partie grecque n’intègrera pas les Turcs de Chypre dans les recherches d’hydrocarbures", a rappelé le ministère.