Ahmet Furkan Mercan,Tuncay Çakmak
25 Octobre 2019•Mise à jour: 25 Octobre 2019
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
La Turquie a dénoncé le rapport d’Amnesty International concernant le sort des Syriens vivant en Turquie.
Dans un communiqué écrit, publié vendredi, le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Hami Aksoy, a démenti les affirmations d’Amnesty International quant "au renvoi forcé de réfugiés syriens vers leur pays".
Aksoy a d’abord rappelé que la Turquie accueille sur son territoire plus de 4 millions de réfugiés, dont 3,6 millions de Syriens, faisant d’elle le pays qui compte le plus de réfugiés dans le monde, "alors que de nombreux pays érigent des murs de béton ou de barbelé à leurs frontières".
Le porte-parole a également souligné le fait que la Turquie respecte scrupuleusement le principe du non-renvoi forcé des réfugiés dans leur pays.
"Nous rejetons donc les allégations contenues dans ce rapport. Les accusations qui parlent de renvois forcés, de menaces et de mauvais traitements sont totalement faux et le fruit d’imaginations", a-t-il assuré.
Aksoy a expliqué que la Turquie travaille de manière étroite avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) au sujet du retour "en toute sécurité et volontaire" des réfugiés syriens.
Le responsable turc a notamment rappelé que près de 365 mille Syriens sont rentrés en Syrie dans les zones libérées de la présence terroriste par la Turquie.
"Nous pensons que les Syriens pourront rentrer chez eux si les infrastructures humanitaires et physiques, et si la sécurité sont assurés en Syrie. L’un des objectifs de l’opération Source de Paix, en combattant les groupes terroristes PKK/YPG est de permettre le retour volontaire et sécurisé des centaines de milliers de personnes qui ont fui la terreur et l’oppression. Dans ce sens, la communauté internationale a aussi de lourdes responsabilités à assumer. En attendant, notre pays va continuer à s’efforcer d’améliorer les conditions de vie des Syriens", a-t-il conclu.