Ashoor Jokdar
16 Mai 2018•Mise à jour: 17 Mai 2018
AA / Nicosie / Murat Demirci
Le vice-Premier ministre turc, Recep Akdag, a déclaré, mercredi, qu'Israël et l'Egypte avaient refusé l'atterrissage des avions turcs dans leurs aéroports afin de transporter les Palestiniens blessés vers la Turquie.
C'est ce qui ressort d'une allocution prononcée par Akdag lors d'une réunion avec le Premier ministre de la République turque de Chypre du Nord, Tufan Erhürman, à Nicosie.
Akdag a rappelé que la Turquie est le pays qui a le plus élevé sa voix contre le massacre perpétré par les forces israéliennes à l'encontre des Palestiniens dans la Bande de Gaza, et qu'elle continuera à le faire dans la prochaine étape.
"Soutenir nos frères opprimés et martyrisés à Gaza est un devoir. Les avions turcs doivent atterrir dans les aéroports d'Israël ou d'Egypte pour le transfert des palestiniens blessés en Turquie, mais les deux pays ne l'ont pas permis jusqu'à présent", a-t-il souligné.
Le responsable turc a souligné qu'Ankara suivrait de près les développements dans ce cadre jusqu'aux premières heures de l'aube de jeudi.
D'autre part, Akdag a critiqué la marginalisation du rôle des Chypriotes turcs sur l'île, soulignant qu'ils "n'ont d'autre choix que de rester forts et de ne pas céder aux espoirs des autres".
La Turquie est préoccupée par la protection de ses frères chypriotes turcs et poursuivra ses efforts pour développer la République turque de Chypre du Nord.
Pour sa part, Tufan Erhürman a exprimé ses regrets concernant les développements récents en Palestine, affirmant que les pratiques américaines et israéliennes contre les droits de l'homme ne peuvent être tolérées.
Le Premier ministre chypriote turc a critiqué les entraves posés aux les efforts humanitaires de la Turquie pour secourir le peuple palestinien.
Le vice-Premier ministre turc, Recep Akdag, a entamé une visite officielle à Nicosie mercredi, lors de laquelle il a rencontré le président chypriote turc, Mustafa Akıncı et d'autres hauts responsables de l'île.
Lundi, l'armée israélienne a perpétré un massacre contre les manifestants pacifiques à la frontière de la Bande de Gaza, où 62 personnes ont été tuées et plus de 3 188 autres blessées par des balles réelles, des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes.
Les manifestants protestaient contre le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem et commémoraient le 70ème anniversaire de la "Nakba" palestinienne.
Depuis vendredi 30 mars, des milliers de Palestiniens se rassemblent à proximité de la barrière de sécurité séparant la Bande de Gaza d’Israël dans le cadre de la "Marche du Grand retour". Pacifique, l’événement vise à rompre le siège imposé à la Bande de Gaza depuis plus de 10 ans et à revendiquer le droit des Palestiniens au retour.