Tevfik Durul,Tuncay Çakmak
01 Février 2019•Mise à jour: 01 Février 2019
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le ministère turc des Affaires étrangères a très fermement condamné la décision d’Israël de mettre fin, de manière unilatérale, à la présence de la force internationale à El-Khalil (TIPH), en Cisjordanie occupée.
Dans un communiqué écrit, publié vendredi, la Turquie a très sévèrement réagi à la décision d’Israël, demandant que "cette décision politique" soit annulée.
"Nous rejetons très clairement l’argument avancé par Israël affirmant que le TIPH travaille contre Israël", déclare Ankara, rappelant que depuis son entrée en vigueur eu 1997, des observateurs turcs sont missionnés, au sein de la TIPH, sans interruption.
Selon Ankara, la mission de la TIPH a clairement permis de réduire les tensions dans la ville d’El-Khalil, occupée par Israël.
Notant que le contexte ayant poussé à la création du TIPH est toujours d’actualité à El-Khalil, la Turquie estime que cette décision unilatérale de Tel Aviv ne dédouane pas Israël de ses responsabilités découlant du Droit International, notamment du 4ème Accord de Genève.
"Nous invitons la communauté internationale à s’assurer qu’Israël respectera ces responsabilités. La Turquie défend une solution à 2 états se basant sur les frontières de 1967", a encore déclaré le ministère turc.
Tel Aviv a décidé de ne pas renouveler la mission TIPH dont le délai a pris fin le mois dernier.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré, lundi, qu’ils ne permettront pas la présence d’une force internationale opposée à Israël.
La mission d’observateurs du TIPH à El-Khalil a été déployée la première fois en 1997.
Les observateurs impliqués sont originaires du Danemark, de l’Italie, de la Norvège, de Suisse, de Suède et de Turquie.