Mehmet Tosun,Tuncay Çakmak
15 Janvier 2020•Mise à jour: 16 Janvier 2020
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, a rejeté les analyses selon lesquelles un accord de cessez-le-feu en Libye serait désormais impossible, ajoutant que la Turquie continuer à déployer d’importants efforts dans cet objectif.
Le ministre Akar s’est exprimé, mercredi, lors d’une rencontre avec les représentants dans la capitale Ankara des journaux et télévisions en Turquie.
Il a tout particulièrement commenté l’actualité relative au cessez-le-feu en Libye, mais aussi à Idleb en Syrie.
Hulusi Akar a d’abord rappelé les motivations d’Ankara concernant son engagement en Libye aux côtés du Gouvernement d’Entente Nationale.
"Notre objectif, tant en Libye qu'à Idleb, est de mettre fin à l'écoulement de sang et de garantir la paix à travers une solution politique", a-t-il expliqué.
C’est dans cet objectif que la Turquie poursuit une intense diplomatie sur la scène régionale et internationale, a-t-il ajouté.
En début de semaine, les différentes parties du conflit libyen se sont retrouvés à Moscou autour des délégations russe et turque pour conclure un accord de cessez-le-feu. Alors que
Fayez Al-Sarraj, le président du Gouvernement d’entente nationale, reconnue par l’ONU, a signé le projet d’accord, le général à la retraite Khalifa Haftar a quitté la capitale russe sans signer le document. Ce qui est, pour certains, synonyme de fin du cessez-le-feu qui a commencé dimanche 12 janvier en Libye.
"Il n'est pas vrai, sur le terrain, que le cessez-le-feu en Libye a pris fin. Un cessez-le-feu en Libye est toujours possible, la Turquie oeuvre dans ce sens", a assuré le ministre turc.
Par ailleurs, à quelques jours de la conférence de Berlin pour la Libye, qui devrait avoir lieu dimanche 19 janvier, Ankara multiplie les contacts pour garantir une issue positive et constructive de cette initiative.
"Une conclusion [positive] peut découler de la Conférence de Berlin pour la Libye", a estimé le ministre de la Défense.