Mustafa Kurt
31 Octobre 2015•Mise à jour: 01 Novembre 2015
AA - Antalya - Bilal Muftuoglu
"Aucune distinction ne peut être faite entre les organisations terroristes Daech, PKK ou DHKP-C", a souligné Mevlut Cavusoglu, vice-président du Parti pour la Justice et le Développement (AK Parti) et ancien ministre turc des Affaires étrangères.
S'exprimant samedi devant les responsables du secteur du tourisme dans sa ville natale d'Antalya (sud de la Turquie), Cavusoglu a préconisé une lutte "globale" contre les organisations terroristes, "ennemies de l'humanité", qui "sévissent essentiellement en Syrie et en Irak, mais aussi dans le sud-est de la Turquie".
"Il est impossible de faire une distinction entre les organisations terroristes, et d'affirmer que l'une est plus 'sympathique' ou 'radicale' que les autres", a souligné l'ancien chef de la diplomatie turque.
"Malgré la situation difficile que connaît la Turquie à l'heure actuelle, le pays ne sombre pas dans le chaos", a encore fait remarquer Cavusoglu, ajoutant que l'Etat turc poursuit une rigoureuse discipline budgétaire.
"Le ratio de la dette publique [sur PIB] atteignait 90% lorsqu'on [AK Parti] a accédé au pouvoir. Il s'établit désormais à 34% aujourd'hui", a-t-il avancé.
Ce ratio est en-deçà des critères de l'Union européenne (UE), qui exigent un taux inférieur à 60% du PIB, a rappelé Cavusoglu.
Les agences de notation internationales n'abaissent jamais la notation de la Turquie "grâce à l'application des politiques économiques du gouvernement", a poursuivi le vice-président de l'AK Parti.
"Ces gains économiques pourraient risquer de disparaître si l'incertitude politique persiste", a-t-il averti.
Appelant à cet égard les électeurs à se rendre aux urnes, dimanche, Cavusoglu a assuré que son parti respectera "quoi qu'il en soit", le résultat de ces élections législatives.