Beyza Binnur Donmez
08 Juillet 2026•Mise à jour: 08 Juillet 2026
Les dépenses de défense des États membres de l'OTAN devraient dépasser les 1 800 milliards de dollars en 2026, sous l'effet d'une augmentation des investissements militaires au sein de l'Alliance après les engagements pris lors du sommet de La Haye l'an dernier.
Selon les dernières estimations des dépenses de défense publiées mardi par l'OTAN, les 32 membres de l'Alliance devraient consacrer plus de 1 800 milliards de dollars à la défense en 2026, soit une hausse d'environ 11 % par rapport aux 1 630 milliards de dollars estimés pour 2025.
Les États-Unis devraient demeurer de loin le principal contributeur militaire de l'Alliance, avec des dépenses de défense estimées à 1 030 milliards de dollars, représentant environ 57 % des dépenses totales de l'OTAN.
L'Allemagne devrait se classer au deuxième rang avec environ 147 milliards de dollars, suivie du Royaume-Uni (110 milliards de dollars), de la France (80 milliards), de l'Italie (57 milliards), de la Pologne (53 milliards), du Canada (52 milliards) et de la Türkiye (48 milliards).
L'OTAN estime que cinq alliés – la Lituanie, l'Estonie, la Lettonie, la Pologne et la Grèce – consacreront plus de 3,5 % de leur produit intérieur brut (PIB) à la défense de base en 2026, dépassant ainsi le seuil fixé par les dirigeants de l'Alliance lors du sommet de La Haye en 2025. Dans l'ensemble, les dépenses moyennes de défense de base de l'OTAN devraient atteindre 2,86 % du PIB.
Lors du sommet de La Haye, les Alliés se sont engagés à porter, d'ici 2035, leurs dépenses de défense et de sécurité à 5 % du PIB, dont 3,5 % consacrés à la défense de base et 1,5 % à des investissements liés à la sécurité au sens large, notamment les infrastructures critiques, la résilience et l'innovation.
*Traduit de l'anglais par Ben Amed Azize Zougmore