11 Juillet 2026•Mise à jour: 11 Juillet 2026
AA / Istanbul
Le président de la République de Türkiye, Recep Tayyip Erdogan, a rendu hommage aux victimes ayant perdu la vie lors du génocide de Srebrenica.
Dans un message publié sur ses comptes de réseaux sociaux, le président turc Erdogan a déclaré : « En ce 31e anniversaire de Srebrenica, l'un des génocides les plus brutaux que l'histoire ait connus, je commémore avec miséricorde et tristesse tous nos frères bosniaques tués. J'honore avec respect la mémoire sacrée de nos martyrs, et souhaite de la patience à leurs familles et à leurs proches. Nous n'oublierons jamais Srebrenica. »
Au printemps 1993, le Conseil de sécurité des Nations unies a déclaré Srebrenica « zone de sécurité » protégée.
Les forces serbes de Bosnie, sous le commandement de Ratko Mladic, ont envahi l'enclave le 11 juillet 1995, malgré la présence de Casques bleus néerlandais de l'ONU.
Les femmes, les enfants et les personnes âgées ont été transférés de force hors de l'enclave, tandis que plus de 8 000 hommes et garçons bosniaques ont été détenus, puis tués dans des forêts, des écoles, des usines et des entrepôts à Srebrenica et dans ses environs.
La Cour internationale de justice a jugé en 2007 que ces tueries constituaient un génocide. Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, ainsi que la juridiction qui lui a succédé, ont également condamné de hauts responsables politiques et militaires serbes de Bosnie, dont Radovan Karadzic et Ratko Mladic, tous deux à la prison à perpétuité.
Les restes des victimes ont été retrouvés dans des dizaines de charniers primaires et secondaires disséminés à travers l'est de la Bosnie. De nombreux corps ont été exhumés de charniers primaires puis réenterrés dans des sites secondaires, dans le cadre d'un effort organisé visant à dissimuler les preuves des crimes.
Les restes identifiés continuent d'être inhumés chaque 11 juillet au cimetière-mémorial de Potocari, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver plus de 1 000 victimes toujours portées disparues.