Muhammed Ali Toruntay
01 Septembre 2022•Mise à jour: 01 Septembre 2022
AA/Ankara
Le porte-parole du AKParti, Omer Celik, a déclaré, à propos du harcèlement des avions turcs par la Grèce: "Ces actions sur le terrain peuvent avoir des conséquences dangereuses. C'est la dernière chose que le monde voudrait".
Celik a animé jeudi, une conférence de presse à l'issue de la réunion du Comité Exécutif Central du AKParti (au pouvoir en Türkiye) dirigé par le président de la République, Recep Tayyip Erdogan.
Celik a parlé du verrouillage radar des avions turcs effectuant des missions en mer Égée et en Méditerranée orientale par le système de défense aérienne grec S-300.
"Le blocage radar de nos avions par le S-300 déployé sur l'île de Crète est défini comme un acte hostile selon les normes de l'OTAN", a-t-il préciser avant d'ajouter:
"Ces actions sur le terrain peuvent avoir des conséquences dangereuses. C'est la dernière chose que le monde voudrait."
Celik a notamment rappelé que la Türkiye a été exclue du programme F-35 pour avoir acheté un système de défense aérienne russe S-400, mais que le même avion F-35 a été donné à la Grèce qui dispose de système S-300, soulignant ainsi la contradiction.
"Le différend entre la Türkiye et la Grèce peut se résoudre avec les moyens de la diplomatie", a-t-il conclu.
Concernant l'acheminement des céréales ukrainiens vers les marchés mondiaux, Celik a précisé qu'il y a 22 millions de tonnes de produits qui attendent d'être acheminés, et qu'il s'agit là d'une question cruciale afin d'empêcher l'émergence d'une crise alimentaire mondiale.
Il a notamment insisté sur le rôle joué par la Türkiye dans le dénouement de la crise des céréales ukrainiens.